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Actualités en bref

Chaque année, la FSEA interroge les prestataires de formation continue sur les évolutions actuelles et résume les résultats de cette enquête dans l’Observatoire de la formation continue FSEA. L’Observatoire présente des indicateurs dans quatre domaines: situation économique, offre, demande et effectifs. Pour l’année 2025, les réponses de 355 prestataires donnent une image de l’état du secteur. Les résultats montrent que l’offre et la demande en matière de formation continue poursuivent une évolution positive. Dans la dimension «situation économique», les prestataires donnent une évaluation neutre: pour 2024, ils ne constatent aucun changement par rapport à l’année précédente et, pour l’année 2025 en cours, ils évaluent également de manière neutre l’évolution économique de leur propre institution, mais avec un léger pessimisme par rapport à l’année précédente. Une nette majorité des prestataires font également état d’une évolution neutre en matière d’effectifs, c'est-à-dire qu’ils ne constatent ni augmentation ni réduction de leurs effectifs. Les offres de formation continue des prestataires sont principalement utilisées par des particuliers et financées par les frais de participation. Le deuxième groupe de clients ou sources de financement le plus important sont les autorités, l’administration publique et les pouvoirs publics (Confédération, cantons ou communes). La moitié des prestataires bénéficient de subventions issues de programmes d’aide publics, les mesures relevant du droit du travail et la promotion de l’intégration représentant les parts les plus importantes. L’Observatoire de la formation continue FSEA 2025 a été publié en novembre. Sritharan, Aranya (2025): Observatoire de la formation continue FSEA 2025 : pronostics positifs pour la demande en formation continue. Zurich: FSEA. Comment les acteurs de la formation continue peuvent-ils fonctionner de manière durable? Avec le projet Climate Check, financé par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), la FSEA souhaite promouvoir le respect du climat par les organisations de formation continue et les soutenir dans leur développement tourné vers la durabilité. En collaboration avec myclimate, un outil pratique a été développé pour aider systématiquement les organisations à évaluer leur respect du climat. Le Climate Check vise à motiver les décideurs à se pencher de manière ciblée sur le bilan climatique de leur organisation et à leur permettre de procéder à une auto-évaluation afin de lancer des activités pertinentes pour le climat. Cet outil pratique est divisé en deux parties: le guide (partie 1) contient des informations générales sur la promotion du respect du climat dans les organisations de formation continue; la boîte à outils (partie 2) comporte des tâches pratiques avec tous les outils nécessaires pour permettre aux organisations de formation continue d’évaluer leur situation initiale, de formuler des objectifs et de développer des mesures efficaces. Le bilan climatique s’appuie sur l’approche «whole institution». Cette approche globale prend en compte l’ensemble de l’organisation et examine six domaines d’action différents afin de déterminer comment celle-ci peut améliorer sa compatibilité climatique. Ces domaines sont les suivants: (1) gestion et pilotage, (2) collaboratrices, collaborateurs et développement du personnel, (3) contenu et programme de formation, (4) infrastructure, exploitation, mobilité, (5) réseaux et paysage de formation et (6) communication. Ainsi, tous les niveaux et tous les domaines d’activité de l’organisation sont pris en compte dans le processus du bilan climatique, mais les personnes participantes et le grand public sont également sensibilisés. Depuis l’automne 2025, d’autres ateliers sont proposés sur la base du bilan climatique, dans le but de permettre aux organisations de formation continue, avec le soutien technique d’expertes et d’experts en environnement, de rendre leur propre organisation plus respectueuse du climat. En utilisant le bilan climatique, les organisations contribuent non seulement à une action responsable au sein de leur établissement, mais elles envoient également un signal fort en faveur d’un paysage éducatif tourné vers l’avenir et respectueux du climat. Fédération suisse pour la formation continue FSEA (2025): Klima-Check für Weiterbildungsinstitutionen. Zurich: FSEA. Rédigé par Marianne Müller (FSEA) et Simon Zysset (WWF). De quelles compétences avons-nous besoin pour façonner activement l’avenir? Et quel rôle joue la formation continue dans un monde en constante évolution? Le nouveau rapport de tendance du think tank TRANSIT explore ces questions en profondeur. L’objectif de ce quatrième rapport est de donner aux acteurs de la formation continue des pistes pour aborder le thème des Future Skills et pour discuter du rôle que les Future Skills peuvent jouer dans la construction de l’avenir. Ce rapport jette un regard critique sur les cadres de compétences existants en matière de Future Skills et révèle que ces dernières sont souvent axées de manière unilatérale sur l’adaptation individuelle et la compétitivité. Le rapport plaide plutôt en faveur d’une conception des Future Skills comme contribution à la transformation sociale. Dans cet esprit, le rapport souligne quatre implications pour la formation continue. L’avenir comme espace de possibilités : l’avenir peut être compris comme un espace de possibilités que l’on peut façonner. Les Future Skills ne sont pas que des «solutions» aux exigences de l’avenir, mais également des possibilités parmi d’autres. La formation continue peut susciter des discussions sur différents avenirs possibles et aider les adultes à développer leurs propres visions de l’avenir et à identifier leurs propres besoins en compétences. Sensibilité contextuelle des visions de l’avenir : les domaines sociaux sont soumis à des processus de changement plus ou moins rapides et plus ou moins profonds. Cette dynamique inégale fait que le contexte influence la perception de l’avenir et que la signification des Future Skills dépend également du contexte. La formation continue peut interpréter les cadres de compétences de manière flexible et les adapter aux besoins selon les groupes cibles. Une réflexion continue sur le contexte des compétences considérées comme pertinentes pour l’avenir est essentielle à cet égard. Discours dominants sur l’éducation et l’avenir : les Future Skills ne sont pas des concepts neutres, ils sont façonnés par les discours sociaux et les rapports de force. Ces concepts reflètent des hypothèses spécifiques sur le rôle de l’éducation et la manière dont le changement social doit être façonné. La formation continue peut remettre en question ces hypothèses de manière critique et chercher des visions alternatives de l’avenir. Celles-ci constituent la base de ses propres modèles de compétences. Responsabilité éthique et conception de l’avenir : les Future Skills ne concernent pas seulement la formation continue au niveau individuel, mais aussi la conception sociale de l’avenir. La formation continue peut réfléchir aux visions qu’elle soutient et à la mesure dans laquelle elle considère l’éducation comme faisant partie de la responsabilité sociale. La diversité des visions possibles de l’avenir et des Future Skills ouvre ici des marges de manœuvre. Avec ce rapport de tendance, TRANSIT invite à considérer la formation continue non seulement comme une réaction au changement, mais aussi comme un espace de conception pour des avenirs possibles et souhaitables. Buchs, Helen (2025): Think-Tank TRANSIT – quatrième rapport de tendance. Les Future Skills et l’avenir de la formation continue. Zurich: FSEA. Pourquoi les personnes ayant de faibles compétences de base ne suivent-elles pas de formation continue? La FSEA s’est penchée sur cette question dans l’étude qualitative «Points de vue subjectifs concernant les compétences de base: motifs de non-participation aux offres de formation». À cette fin, des entretiens qualitatifs ont été menés auprès de 20 adultes ayant de faibles compétences de base et n’ayant pas participé à une offre de formation continue au cours des dernières années. La perspective de recherche était axée sur l’expérience quotidienne et la manière dont sont gérées les exigences en matière de compétences de base. Les résultats montrent que, malgré de faibles compétences de base, de nombreuses personnes interrogées se débrouillent bien dans leur vie quotidienne et développent des stratégies individuelles pour faire face aux exigences. Face à leur quotidien qui fonctionne bien, l’apprentissage dans un cadre structuré leur semble souvent inutile, voire inapproprié. Cependant, pour les personnes concernées, avoir de faibles compétences de base signifie également que leur quotidien est difficile et qu’elles ne peuvent souvent pas répondre aux attentes de la société. Beaucoup ont le sentiment de «ne pas être à la hauteur» et font état d’attributions négatives, parfois intériorisées. Cette perception de leurs lacunes affaiblit leur confiance en leur propre capacité d’apprentissage et peut constituer un obstacle à la formation continue. Dans le même temps, certains entretiens montrent également que certaines personnes remettent en question les normes et les attentes sociales courantes et se positionnent délibérément en dehors de celles-ci. Dans ces cas, la non-participation n’est pas un retrait, mais l’expression d’une résistance. L’étude fournit des indications sur la manière dont les offres de formation continue peuvent être rendues plus accessibles. L’accent est mis sur une orientation plus forte vers le milieu de vie des groupes cibles et sur le lien entre les offres de formation continue et les défis et intérêts quotidiens. Les formats à bas seuil et participatifs, ainsi que ceux qui se situent à l’interface entre l’apprentissage structuré et non structuré, gagnent également en importance. Il semble aussi important de mettre en place des stratégies d’approche et des offres de soutien qui ne soient pas associées à des attributions axées sur les déficits. Compte tenu de l’hétérogénéité du groupe cible, une grande diversité d’offres est nécessaire. L’étude montre en outre que la gestion des compétences de base n’est pas seulement une question individuelle, mais aussi une question sociétale. Les attentes en matière de compétences de base et la compréhension des normes qui y sont associées peuvent conduire à l’exclusion. Les résultats de la recherche invitent à réfléchir à de nouvelles voies pour promouvoir les compétences de base. Buchs, Helen & Weber, Lynette (2025): Points de vue subjectifs concernant les compétences de base: motifs de non-participation aux offres de formation. Zurich: FSEA. Afin de s’opposer ensemble aux plans d’économies de la Confédération dans le domaine de la formation continue, la FSEA et 21 partenaires, plus précisément des associations faîtières nationales et régionales ainsi que des organisations nationales, ont fondé une alliance. Parmi celles-ci figurent notamment la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS), CARITAS Suisse, l’Association des Universités populaires suisses, la Société suisse des employés de commerce et l’Union syndicale suisse. L’alliance a été officiellement lancée lors de la Journée politique de la formation continue de la FSEA dans le but d’empêcher que la formation continue ne soit affaiblie et que, par conséquent, une ressource importante pour l’économie et la société suisses ne soit mise en péril. Parallèlement à sa création, l’alliance a formulé ses critiques à l’égard des plans d’économies dans une lettre ouverte adressée au Conseil fédéral. Elle y qualifie ces derniers de politiquement imprévoyants et demande instamment à l’exécutif de renoncer aux mesures d’économies dans le domaine de la formation continue. Contexte: dans le message FRI 2025-2028, adopté par le Parlement en septembre 2024, le Conseil fédéral a fait de la promotion de la formation continue une priorité stratégique. Et ce, pour une bonne raison: toutes les évolutions économiques et sociales significatives entraînent un besoin accru en formation continue. Le revirement surprenant intervenu quelques mois seulement après l’adoption du message FRI n’en est que plus déconcertant: dans le cadre du «Programme d’allègement budgétaire 27», le Conseil fédéral veut réaliser des économies massives dans le domaine de la formation continue. Sans justification et sans analyse approfondie des conséquences, il propose de supprimer ou de réduire considérablement les subventions destinées à la formation continue. Le projet a été transmis au Parlement par le Conseil fédéral en septembre 2025 et fait depuis l’objet de délibérations parlementaires. Le «Programme d’allègement budgétaire» devrait entrer en vigueur à partir de 2027. Dans son rapport sur les hautes écoles 2025, le canton du Valais présente des solutions pour créer une «culture du développement des compétences tout au long de la vie». Ce rapport est un instrument clé pour aider les acteurs à remplir leur mission éducative et à améliorer les conditions-cadres. Le rapport fixe l’objectif suivant: «Il s’agira de rendre l’offre de formation continue plus visible, plus flexible, plus personnalisée et plus accessible, notamment grâce à des certifications modulaires». Le renforcement de la gouvernance, l’optimisation du financement, la qualité et la reconnaissance des formations ainsi que l’introduction d’outils numériques sont notamment abordés. Parmi les solutions envisagées figurent également des instruments de financement tels que des bons de formation, ainsi que le renforcement de l’accompagnement individuel et des différentes branches professionnelles. L’objectif est de créer une véritable culture du développement des compétences tout au long de la vie dans le canton, dans les entreprises et au sein de la population. Canton du Valais, Département de l’économie et de la formation, Service des hautes écoles (2025): La formation continue en Valais. Rapport cantonal sur les hautes écoles. Sion. L’organisation de la formation continue «Travail.Suisse Formation (TSF)» a publié l’étude «Les conventions collectives de travail et leurs dispositions en matière de formation continue». Pour les besoins de l’étude, 54 CCT ont été analysées sous l’angle de leurs dispositions en matière de formation continue et 21 d’entre elles ont été incluses dans l’étude. L’analyse révèle une grande diversité d’approches, tant dans la formulation et les dispositions des CCT que dans leur mise en œuvre. Parmi les principaux instruments visant à renforcer la formation continue dans les branches, on trouve les congés de formation, qui peuvent durer jusqu’à cinq jours, les réglementations les plus diverses concernant le financement des cours et la prise en charge des salaires pendant la formation continue, ainsi que les fonds de formation. TSF souhaite ainsi donner une impulsion aux futures négociations CCT en matière de formation continue. Il s’agit notamment d’augmenter la participation à la formation continue des personnes qui y ont difficilement accès grâce à de bonnes réglementations. Weber-Gobet, Bruno (2025): Les conventions collectives de travail et leurs dispositions en matière de formation continue. Berne: Travail.Suisse Formation. La formation professionnelle continue a des effets positifs sur le revenu et réduit le risque de chômage. C’est ce que montre l’étude «Labour market effects of work-related continuous education in Switzerland – evidence from administrative data». Les auteurs Stefan Denzler, Jens Ruhose et Stefan Wolter présentent, selon leurs déclarations, les premières estimations longitudinales des effets de la formation continue professionnelle sur les résultats du marché du travail en Suisse. Les informations sur la participation à des formations continues proviennent de l’enquête micro-recensement sur la formation et l’éducation de l’Office fédéral de la statistique (OFS) de 2016. Elles ont été comparées à des données longitudinales sur les revenus et la participation à la vie active issues des statistiques des assurances sociales et à des données administratives de l’assurance-chômage pour les années 2014 à 2018. «Sur la base de ces données, nous pouvons montrer que la formation continue professionnelle en Suisse a des effets positifs sur le marché du travail», écrivent les auteurs. Ainsi, la participation à des formations continues augmente le revenu annuel de 3,4% par rapport aux non-participants et réduit le risque de chômage de 2,1 points de pourcentage. Au cours de la période d’observation de trois ans, la participation à des formations continues a réduit la durée du chômage de 0,17 mois. «Nous constatons en outre une hétérogénéité intéressante des effets selon la répartition des revenus», poursuivent les auteurs. «Alors que les personnes appartenant au quartile de revenu le plus bas bénéficient de la formation continue sous forme d’augmentations de revenu, les salariés situés au sommet de la distribution des revenus profitent principalement d’un risque moindre de se retrouver au chômage.» Denzler, Stefan; Ruhose, Jens & Wolter, Stefan C. (2025): Labour market effects of work-related continuous education in Switzerland – evidence from administrative data. Dans: Economics of Education Reviews, Vol. 107, août 2025. doi.org/10.1016/j.econedurev.2025.102683 La MEM-Passerelle a été fondée fin 2020 par les partenaires sociaux de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (Swissmem/ASM, Employés Suisse, Unia, Syna, Société suisse des employés de commerce et Swiss Leaders). L’objectif de cette initiative était d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles qui aideraient les entreprises de l’industrie MEM à couvrir leurs besoins en main-d’œuvre qualifiée. Des mesures de qualification individuelles devaient permettre à des professionnels expérimentés de se reconvertir dans des entreprises de l’industrie technologique. En juin 2025, les partenaires sociaux concernés ont décidé d’abandonner MEM-Passerelle, car l’offre n’a pas rencontré le succès escompté sur le marché du travail. Les principales raisons invoquées pour expliquer ce manque d’intérêt étaient, d’une part, le coût élevé des reconversions et des formations et, d’autre part, la sensibilité de MEM-Passerelle à la conjoncture économique: «En période de haute conjoncture, les services des ressources humaines étaient tellement sollicités pour trouver rapidement – et j’insiste sur le mot «rapidement» – les ressources humaines nécessaires qu’ils ne pouvaient pas se lancer dans l’«expérience» MEM-Passerelle. De plus, en période de haute conjoncture, il y a moins de travailleurs disponibles qui souhaitent se reconvertir. Et en période de récession, les personnes en reconversion ne sont ni recherchées, ni formées.» (Citation du directeur général Jörg Aebischer) Les offres de formation non formelle sont difficiles à cerner et les acquis d’apprentissage sont souvent difficiles à évaluer pour les employeurs, les organismes de formation et les participants. Ce manque de transparence empêche les petites unités d’apprentissage d’être visibles et comparables, ce qui réduit la confiance dans leur valeur. Les certificats numériques, qui respectent une norme commune et rendent les acquis visibles, constituent une avancée vers la résolution de ce problème. Cela nécessite toutefois un grand nombre de prestataires de formation continue délivrant de tels certificats, ainsi qu’une solution adaptée pour leur conservation et leur utilisation. La FSEA examine actuellement, en collaboration avec des prestataires de formation (continue), l’introduction d’un passeport numérique de formation afin de rendre visibles les acquis de la formation non formelle et de renforcer leur valeur. Une analyse des besoins et des exigences doit déterminer si cette idée sera poursuivie. Les crises mondiales mettent les démocraties à rude épreuve. Le 29 janvier 2026, la FSEA et la Haute école pédagogique de Zurich organisent conjointement une conférence afin d’explorer les perspectives, les défis et les possibilités d’action de la formation politique des adultes. La conférence vise à clarifier le rôle de la promotion des valeurs, des attitudes et des compétences démocratiques, à mettre en lumière les défis et les possibilités des prestataires de formation et à communiquer des approches et des bonnes pratiques. En outre, la conférence servira également à la mise en réseau et à l’échange d’expériences. Parmi les thèmes principaux abordés lors de la conférence figurent notamment les compétences pour une culture de la démocratie, les tendances à la polarisation ou le langage comme dimension éducative dans le contexte de la participation politique. Conférence le 29 janvier 2026 à Zurich: Renforcer la démocratie par la formation continue – perspectives, défis et possibilités d’action. Organisée par la FSEA et la PHZH dans le cadre de la série de conférences «Formation continue dans la recherche et la pratique». Les 11 et 12 mars 2026, la FSEA organise pour la première fois un hackathon à Zurich. Il sera axé sur le potentiel de l’intelligence artificielle pour la formation continue et sur la question suivante: comment utiliser l’IA de manière judicieuse dans le domaine de la formation continue? Le hackathon s’adresse aux professionnels actifs dans la formation continue, aux organismes de formation continue, aux formatrices et formateurs, aux entreprises et aux hautes écoles, ainsi qu’à toute personne intéressée. Six défis ont été définis pour l’événement: Penser l’avenir avec l’IA L’IA pour le développement d’offres personnalisées L’IA pour plus de durabilité Assistant IA pour formatrices et formateurs Plus de participation grâce à l’IA Utilisation de l’IA dans l’organisation des institutions de formation continue Un jury évaluera les idées de projets et récompensera les plus convaincantes. Hackathon-FSEA: l’IA dans la formation continue les 11 et 12 mars 2026 à Zurich

Actualités brèves 

La septième Conférence internationale sur l’éducation des adultes (CONFINTEA VII) a eu lieu du 15 au 17 juin 2022 au Maroc. Plus de mille représentant·e·s des États membres de l’UNESCO ont discuté du rôle que l’éducation des adultes devrait jouer dans la maîtrise des défis sociaux tels que la crise climatique ou dans le contexte de l’évolution technologique. La commission suisse pour l’UNESCO, rattachée au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), a coordonné la participation de la Suisse au déroulement de CONFINTEA. Faisant partie de cette délégation, la FSEA a présenté et défendu les préoccupations de la société civile. Dans le cadre de la conférence, les participant·e·s ont adopté le cadre d’action de Marrakech. Les représentant·e·s de plus de 140 pays, parmi lesquels la Suisse, s’engagent à promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie d’ici à 2030 et à prendre des mesures correspondantes. Compte tenu des défis actuels, différents domaines d’apprentissage doivent également être renforcés. L’éducation au développement durable, aux médias et à la citoyenneté mondiale en fait notamment partie. Une autre mesure concerne le financement de l’éducation des adultes. Les États se sont engagés à augmenter les dépenses publiques destinées à l’apprentissage et à l’éducation des adultes. L’objectif est d’allouer 4 à 6 % du produit intérieur brut (PIB) ou au moins 15 à 20 % des dépenses publiques à l’éducation. Ce nouveau cadre d’action remplace celui de Belém, qui avait été adopté en 2009 par les États membres de l’UNESCO lors la conférence CONFINTEA VI. Lien vers le cadre d’action Lien vers CONFINTEA: https://uil.unesco.org/adult-education/confintea Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a créé la nouvelle unité «Formation continue» au 1 er septembre 2022. Celle-ci est rattachée à la division «Formation professionnelle et continue». La direction de cette unité est assurée par Sabine Scheiben. Son objectif est d’accorder une plus grande importance au domaine de la formation continue et de le préparer encore mieux au marché du travail de demain. Sur la base de la loi sur la formation continue (LFC) et de la loi sur la formation professionnelle (LFP), l’objectif déclaré du SEFRI est de jouer un rôle plus actif dans l’encouragement de la formation continue, de donner de nouvelles impulsions qui profitent aux différents groupes d’intérêts dans le domaine de la formation continue et de créer des solutions nouvelles. Lien vers le site internet: https://www.sbfi.admin.ch/sbfi/fr/home/formation/f-c.html Une étude menée par la Haute école pédagogique de Zurich a examiné l’influence de la pandémie de coronavirus sur les activités de planification de programmes au sein des institutions de formation continue. Cette étude analyse comment les programmes et offres de formation continue ont été créés dans le contexte de la pandémie, et quelles sont les nouvelles exigences et tâches pour les personnes chargées de la planification des programmes. L’accent est mis sur l’activité pédagogique de l’analyse des besoins et des groupes cibles, ainsi que sur le développement de l’offre. Les résultats de cette étude révèlent une diversification accrue et une hausse des exigences relatives à la planification des programmes. Les événements en ligne forment une nouvelle catégorie de planification qui est particulièrement influente. Cette catégorie entraîne un besoin accru de réflexion et de décision à plusieurs égards, et elle exige un niveau plus élevé de connaissances et de compétences pour les activités professionnelles de planification. L’étude a été dirigée par Erik Haberzeth, professeur en formation professionnelle supérieure et en formation continue à la Haute école pédagogique de Zurich; la collaboratrice scientifique est Stefanie Dernbach-Stolz. Dix groupes de discussion, représentant un total de 46 personnes chargées de la planification des programmes, ont constitué la base empirique de l’étude. Celle-ci a été financée par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation dans le cadre de la Recherche de l’administration fédérale en matière de formation continue et a été clôturée en novembre 2022. Lien vers l’étude: https://rdcu.be/cRMCA Deux projets concernant le financement de la formation professionnelle initiale des adultes ont été lancés dans le cadre de l’initiative «Formation professionnelle 2030». Le premier projet se penche sur les coûts de formation directs qui sont désormais pris en charge par le canton de résidence des candidat·e·s (hormis quelques exceptions, parmi lesquelles le canton de Zurich). Le second projet s’intéresse aux coûts indirects de la formation, liés notamment à la perte de revenu. Le rapport «Coûts directs et indirects de la formation professionnelle initiale pour adultes: inventaire des possibilités et des déficits de financement en Suisse» présente une vue d’ensemble des mesures dans les cantons et met en lumière les obstacles. Le rapport met notamment en évidence l’existence d’importantes lacunes au niveau des cantons en ce qui concerne les possibilités de financement des coûts indirects de la formation via l’octroi de bourses ou de prêts permettant de couvrir le minimum vital. «Formation professionnelle 2030» est une initiative soutenue par les partenaires de la formation professionnelle. À travers différents projets, elle prépare la formation professionnelle aux défis de l’avenir. Rudin, Melania; Heusser, Caroline; Gajta, Patrik; Stutz Heidi (2022): «Coûts directs et indirects de la formation professionnelle initiale pour adultes: inventaire des possibilités et des déficits de financement en Suisse.» Rapport commandé par la CSFP en tant que conférence spécialisée de la CDIP. Berne: BASS. Lire le rapport: https://berufsbildung2030.ch/images/projekte/direkte_indirekte_Kosten_Berufsbildung_Erwachsene/Schlussbericht_BASS_direkte_indirekte_Kosten_Berufsbildung_Erwachsene_Juni23_deutsch.pdf

Actualités en bref

Dans le message FRI 2025–2028 , adopté par le Parlement en septembre 2024, le Conseil fédéral avait défini le soutien à la formation continue comme une priorité stratégique. Il avait même souligné que des coupes budgétaires dans ce domaine auraient des répercussions en termes de coûts induits, notamment pour l’assurance-chômage et l’aide sociale. Le revirement surprenant intervenu quelques mois plus tard n’en a été que plus déconcertant: dans le cadre du «Programme d’allègement budgétaire 2027», le Conseil fédéral souhaitait réaliser des économies massives dans le domaine de la formation continue. Il a proposé de réduire considérablement les subventions destinées à la formation continue, voire de les supprimer complètement. Du point de vue de la FSEA, ces plans d’économies auraient conduit le Conseil fédéral à démanteler sa propre politique de formation continue menée ces dernières années, à ignorer les résultats de la recherche en éducation et à mettre sciemment en péril une base de ressources importante pour l’économie suisse. La FSEA a fermement rejeté le paquet d’économies présenté par le Conseil fédéral et s’est engagée de toutes ses forces, aux côtés de ses partenaires, pour s’opposer politiquement à ces plans d’économies. En collaboration avec d’autres associations, la FSEA a lancé une alliance contre les plans d’économies et a exprimé ses préoccupations dans une lettre ouverte . Dans plusieurs prises de position , la FSEA, et en particulier sa présidente Tiana Moser, a souligné que ces plans d’économies seraient néfastes pour l’économie et absurdes. Début février 2025, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) s’est également positionnée très clairement contre les mesures d’économies dans la formation continue dans une prise de position. Des discussions intensives ont également eu lieu avec les parlementaires. Avec succès: après d’intenses délibérations, le Conseil national et le Conseil des États sont parvenus à s’entendre en mars sur un compromis. Cela après que le Conseil des États se fut d’abord prononcé en faveur d’une réduction des plans d’économies et que le Conseil national eut même voulu renoncer totalement aux coupes dans la formation continue. Le compromis: un budget de 15 millions de francs par an a été alloué à la formation continue (contre 19 millions de francs auparavant). Les moyens seront ainsi réduits de 20% à partir de 2027. Malgré cette réduction douloureuse, le fait que 80% du financement aient pu être sauvés doit être considéré comme un succès pour le secteur de la formation continue. Dans le domaine de la formation professionnelle supérieure, de nouveaux titres ont été créés pour les diplômes ES et les examens professionnels fédéraux. Cette modification, parmi d’autres, vise à rendre la formation professionnelle plus attrayante et à améliorer sa reconnaissance internationale. Le 10 décembre 2025, le Conseil national a approuvé, à la suite du Conseil des États, une modification correspondante de la loi sur la formation professionnelle. La révision introduit les mentions «Professional Bachelor» et «Professional Master» pour les diplômes de la formation professionnelle supérieure. En outre, l’anglais est désormais une langue d’examen supplémentaire possible pour les examens professionnels fédéraux et les examens professionnels supérieurs. À l’avenir, seuls les prestataires de formations reconnues au niveau fédéral pourront utiliser la désignation «école supérieure». Il s’agit là d’un signal fort pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et renforcer l’attractivité des professions en Suisse, a déclaré la porte-parole de la commission Katharina Prelicz-Huber (Les Verts/ZH). Cela permettrait également une meilleure reconnaissance de la formation professionnelle dans le contexte international. Concrètement, la majorité a jugé importante l’introduction de ces mentions supplémentaires afin que les diplômes de niveau tertiaire soient reconnus à l’étranger. Ces modifications s’expliquent par le fait que les diplômes universitaires ont connu une croissance plus forte que les diplômes de la formation professionnelle supérieure ces dernières années. Dans le même temps, les écoles supérieures se plaignaient depuis longtemps d’un manque de notoriété et de prestige. Le Conseil fédéral avait donc accepté une motion visant à mieux positionner les écoles supérieures et avait demandé un examen approfondi de la situation. L’ensemble de la formation professionnelle supérieure, y compris les examens professionnels fédéraux et les examens professionnels supérieurs, a été pris en compte. Les mesures proposées ont été élaborées en collaboration avec les partenaires de la formation professionnelle (Confédération, cantons et organisations du monde du travail) et avec la participation des hautes écoles. L’offre viamia aide les personnes âgées de 40 ans et plus à renforcer leurs chances professionnelles et à se préparer à temps aux changements sur le marché du travail. Elle a été créée en 2019 dans le cadre d’un paquet de mesures mis en place par le Conseil fédéral pour promouvoir la main-d’œuvre indigène. Selon le rapport de suivi , 31 932 participantes et participants ont suivi une consultation viamia entre le 1 er janvier 2022 et le 31 décembre 2025. Les cantons de Zurich, Vaud, Berne et Argovie, c’est-à-dire les quatre cantons les plus peuplés, enregistrent le plus grand nombre de consultations viamia. Ainsi, 18 838 consultations viamia (59%) ont eu lieu dans l’un de ces quatre cantons. En outre, 70% des personnes participantes étaient des femmes, 82% exerçaient une activité lucrative et 83% étaient de nationalité suisse. Les participantes et les participants sont pour la plupart bien qualifiés: 40% ont un diplôme universitaire, près d’un cinquième (18%) ont suivi une formation professionnelle supérieure. Par ailleurs, 6% ont obtenu comme formation la plus élevée une maturité gymnasiale, une maturité professionnelle ou une maturité spécialisée et 31% des personnes demandant conseil ont suivi une formation professionnelle initiale sans autre qualification. Enfin, 4% des participantes et des participants ont terminé leur scolarité obligatoire (sans formation consécutive). Selon l’évaluation des conseillers, près de la moitié (47%) des participantes et des participants présentent une employabilité plutôt forte à très forte sur le marché. Environ un tiers (38%) se voit attribuer une employabilité moyenne, tandis que 15% présentent une employabilité plutôt faible à très faible. Cette répartition est restée largement stable au fil des ans. La raison la plus souvent citée pour participer à viamia est le désir de se perfectionner professionnellement. Le désir général de changement ou une réorientation professionnelle, l’espoir d’une plus grande satisfaction au travail ainsi que l’insécurité professionnelle motivent également les personnes qui demandent conseil. Les problèmes de santé, l’augmentation de la charge de travail, le désir d’améliorer sa situation financière, une reprise du travail après une pause, etc. sont moins souvent cités comme raisons de participation. Les conseils viamia sont très bien notés par les participantes et les participants. Avec une note moyenne de 5,5, la satisfaction à l’égard de l’offre de conseil viamia est très élevée. Moins de 2% des participantes et des participants attribuent une note insuffisante. Au niveau cantonal, les notes moyennes varient entre 5,2 et 5,8. La satisfaction est restée élevée durant les trois années. Le développement et l’introduction de viamia ont été mis en oeuvre et financés dans une large mesure par la Confédération. En collaboration avec les cantons, le SEFRI a créé une offre d’évaluation professionnelle et d’orientation de carrière. La Conférence suisse de l’orientation professionnelle, universitaire et de carrière (CS OPUC), conférence spécialisée des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP), était responsable de la conception du contenu et de la mise en œuvre. Depuis 2026, les cantons assument la responsabilité du financement et de la mise en œuvre de ce service. Ils gèrent l’offre de manière autonome, selon des normes communes et sous le label commun viamia. Les consultations sont assurées par les offices cantonaux d’orientation professionnelle, universitaire et de carrière. La ville de Winterthour a élaboré une stratégie de formation pour les personnes peu qualifiées, dans le but de les soutenir selon le principe «du travail grâce à la formation», comme elle l’indique dans un communiqué de presse . Les personnes concernées doivent avoir la possibilité d’acquérir des qualifications professionnelles et de rattraper leurs lacunes en matière de compétences de base. Cela comprend la lecture, l’écriture, le calcul, l’expression orale en allemand ainsi que l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC), pour leur permettre d’augmenter leurs chances de décrocher un emploi et de le conserver. Une analyse de la situation à Winterthour a montré que la ville compte une proportion relativement élevée (15%) de personnes âgées de 20 à 64 ans sans certificat d’apprentissage ou diplôme de maturité. Bien qu’il existe déjà un large éventail d’offres de formation, de nombreuses personnes concernées n’y ont pas recours pour des raisons telles que la honte, le manque de compétences en lecture/langue, la méconnaissance du système éducatif ou le manque de moyens financiers. La ville a donc élaboré une stratégie de formation en collaboration avec des partenaires économiques et sociaux. Celle-ci comprend quatre objectifs: Objectif 1: mise en réseau, coordination et offres Mesures: établir une vue d’ensemble des offres, entretenir le réseau, examiner et développer les offres, intensifier les contacts avec les employeurs importants pour Winterthour, réduire les obstacles juridiques Objectif 2: atteindre les personnes peu qualifiées Mesures: sensibiliser les multiplicateurs, former les spécialistes des services sociaux, créer des supports d’information facilement accessibles Objectif 3: évaluer les besoins en formation et conseiller Mesures: effectuer une évaluation de base pour les personnes bénéficiant de l’aide sociale et de l’aide sociale aux réfugiés, examiner l’évaluation des personnes ne bénéficiant pas d’un système d’aide, coordonner l’évaluation des compétences de base et le conseil accessible à tous Objectif 4: permettre l’accès à la formation Mesures: octroyer des bourses pour le marché du travail, accompagner les adultes peu qualifiés dans leur parcours de formation, accompagner les jeunes et les jeunes adultes peu qualifiés dans leur parcours de formation Le plan de mise en œuvre devrait commencer à l’été 2026. Le canton du Tessin a chargé la FSEA de mener une étude afin d’en savoir plus sur les utilisatrices et utilisateurs des Caffè APPrendo. Les résultats devraient permettre de développer ces lieux d’apprentissage et de les adapter au mieux aux groupes cibles. Les Caffè APPrendo sont des lieux d’apprentissage accessibles à toutes et à tous, à l’ambiance «café», comparables aux Lernstuben du canton de Zurich, et qui se sont implantés au Tessin ces dernières années. Il existe actuellement trois Caffè APPrendo au Tessin: La Filanda à Mendrisio, La Città dei mestieri della Svizzera italiana à Bellinzone et Spazio lavoro e formazione à Lugano. Les Caffè APPrendo proposent à la fois des conseils, des cours structurés, des ateliers et des possibilités d’apprentissage informel. L’accent est mis sur la promotion des compétences de base, l’utilisation des médias numériques, l’auto-organisation et l’orientation vers l’action. L’objectif est de soutenir les adultes dans leur développement personnel et professionnel et de faciliter l’accès à la formation. À ce jour, on sait peu de choses sur les personnes qui fréquentent les Caffè APPrendo, sur leurs besoins et leurs attentes, sur les facteurs qui favorisent ou entravent leur participation aux offres de formation proposées par les Caffè APPrendo. L’étude de la FSEA répondra à ces questions. Pour cela, des sondages et des entretiens avec les personnes participantes seront menés dans les trois Caffè APPrendo au Tessin. Les résultats sont attendus pour fin 2026. Ils devraient donner des points d’ancrage à ce canton pour lui permettre de développer de manière ciblée les offres existantes de Caffè APPrendo et les adapter encore mieux aux groupes cibles. L’Office fédéral de la statistique a publié un rapport supplémentaire sur les données PIAAC actuelles. Il montre notamment que des compétences de base limitées vont de pair avec un faible bien-être et une moins bonne intégration sociale. En Suisse, 15% des personnes âgées de 16 à 65 ans – soit environ 844 000 personnes – ont de faibles compétences en lecture, en calcul et en résolution adaptative de problèmes. Par rapport à l’ensemble de la population, les personnes ayant de faibles compétences ont tendance à être moins actives professionnellement et à gagner moins. Leur niveau de bien-être est par ailleurs plus bas et leur participation à la vie sociale moins marquée que chez les personnes ayant des compétences plus élevées. Près de la moitié (46%) des personnes âgées de 16 à 65 ans dont les compétences sont faibles n’ont pas suivi de formation post-obligatoire et 56% d’entre elles ont entre 46 et 65 ans. Les compétences semblent également être liées au contexte socio-économique familial: les parents des personnes ayant de faibles compétences sont proportionnellement moins nombreux à avoir un diplôme du degré tertiaire (12%, contre 34% de la population totale), à exercer une profession qualifiée (25%, contre 52% de la population totale) et sont plus souvent au chômage (7%, contre 2% de la population totale) que les parents des personnes avec des compétences plus élevées. Parmi les personnes présentant de faibles compétences en lecture, en calcul et en résolution de problèmes, 38% ont pour langue principale l'allemand, le français ou l'italien, langues dans lesquelles se déroulaient les tests PIAAC. Pour les 62% restants, une partie des faibles scores observés s'explique par le fait qu'ils ont passé les tests PIAAC dans une langue étrangère. Parmi les personnes dont les compétences sont faibles, 71% exercent une activité lucrative – contre 83% de la population totale. Plus de 80% font partie des 40% des actifs ayant les revenus les plus bas. Elles perçoivent également plus souvent des prestations sociales que la population totale. La plupart des personnes en Suisse (86%) sont très satisfaites de leur vie en général. Ce pourcentage tombe à 75% chez les personnes peu qualifiées. De plus, ces personnes sont proportionnellement moins nombreuses (38%) que la population dans son ensemble (55%) à juger très bon leur état de santé. Elles ont moins confiance en leurs semblables (33% déclarent avoir fortement confiance en leurs semblables, contre 47% de la population totale) et s’engagent moins souvent dans le bénévolat (19%, contre 37% de la population totale). Elles sont également moins nombreuses à considérer que les possibilités de participation politique sont élevées ou très élevées (33%) que l’ensemble de la population (51%). Dans l’ensemble de la population, la proportion des personnes ayant suivi une formation continue au cours des cinq dernières années est de 61%, alors qu’elle n’est que de 33% chez les personnes ayant de faibles compétences. L’OCDE a récemment publié son rapport annuel «Regards sur l’éducation 2025». Cette étude comparative internationale fournit des analyses complètes et des indicateurs quantitatifs sur les systèmes éducatifs de plus de 40 pays, dont la Suisse. Le rapport aborde les structures éducatives, les taux de participation, le financement de l’éducation, l’organisation institutionnelle et les transitions éducatives. L’édition actuelle contient en outre les résultats de l’étude PIAAC 2023, qui met l’accent sur les compétences des adultes. Ces résultats ont été utilisés pour examiner dans quelle mesure les adultes participent à la formation continue formelle et non formelle. Les analyses de l’OCDE montrent que la participation à la formation continue est étroitement liée au niveau de compétence, même chez les personnes ayant le même niveau de formation. Ainsi, 74% des personnes ayant suivi une formation tertiaire et disposant de compétences élevées en matière de résolution adaptative de problèmes ont participé à une formation continue, contre 42% des personnes ayant suivi une formation tertiaire et disposant de faibles compétences dans ce domaine. En outre, des différences apparaissent dans la participation à la formation continue entre les personnes qui utilisent fréquemment les compétences étudiées dans leur vie quotidienne ou sur leur lieu de travail et celles qui déclarent les utiliser plutôt rarement dans ces deux situations. Si la participation à la formation continue augmente avec le niveau de compétence dans tous les pays étudiés, les taux de participation continuent de varier d’un pays à l’autre. En Suisse également, on observe une différence dans la participation à la formation continue entre les personnes qui utilisent fréquemment leurs compétences en lecture dans la vie quotidienne et celles qui ne les utilisent pas souvent. Les deux valeurs sont supérieures à la moyenne de l’OCDE. Le rapport mentionne également les obstacles auxquels sont confrontées les personnes ayant un niveau de compétence plutôt faible (selon l’étude PIAAC) pour participer à la formation continue. Il s’agit notamment du fait que beaucoup de ces personnes ne participent pas (ou ne peuvent pas participer) au marché du travail ou travaillent dans des conditions précaires, ce qui ne leur permet pas toujours de suivre une formation continue. Il apparaît clairement, dans tous les pays étudiés, que les adultes sans emploi participent moins à la formation continue. Selon le rapport, impliquer ces personnes dans les formations continues reste un obstacle pour le système éducatif non formel de nombreux pays. Toute personne qui s’annoncera et emménagera dans la ville de Lucerne en 2026 aura la possibilité de suivre un cours de langue grâce à un bon. La ville testera pendant deux ans la distribution de ces bons de bienvenue. Le projet pilote «Bons de promotion linguistique de Lucerne», prévu pour une durée de deux ans, sera mis en œuvre dans le cadre du projet pilote «Welcome Desk». En raison des liens étroits entre les deux projets en termes de personnel et de contenu, ceux-ci seront menés conjointement et évalués ensemble à leur terme. Le projet se concentre sur la promotion de l’apprentissage de l’allemand comme deuxième langue chez les nouveaux résidents adultes dont le niveau d’allemand est inférieur à C1. Le bon de promotion linguistique n’est donc destiné ni aux enfants ou adolescents, ni aux demandeurs d’asile, ni aux réfugiés reconnus et aux personnes admises à titre provisoire, dont la promotion de l’intégration relève de la compétence du canton. Lors de leur annonce à la ville de Lucerne, les nouveaux résidents sont informés de l’existence des bons de promotion linguistique et des écoles de langues où ils peuvent être utilisés. S’ils le souhaitent, ils peuvent retirer ces bons dès le début 2026 au Welcome Desk de la ville de Lucerne, nouveau point d’accueil créé pour les nouveaux venus. Les bons visent à les inciter à apprendre la langue le plus rapidement possible après leur arrivée et à favoriser ainsi leur intégration sociale et professionnelle. Le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop) a interrogé 14 000 personnes enseignantes issues de 23 États membres de l'UE dans le cadre d'une enquête européenne sur les enseignants de l'enseignement professionnel. Selon le Cedefop, il s'agit de la première enquête exhaustive menée auprès du personnel enseignant de l'enseignement professionnel dans l'UE. Partout en Europe, on constate une aggravation de la pénurie du personnel enseignant dans la formation professionnelle, en particulier dans les disciplines STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) et en langues étrangères. Plusieurs raisons expliquent cette situation. Par exemple, pour une grande partie du personnel enseignant de l'enseignement professionnel (plus précisément 67%), l'activité d'enseignement ne constituait qu'un tremplin vers la vie active. Et seuls 18% estiment que leur profession est valorisée. De plus, le personnel enseignant de l'enseignement professionnel gagne près de 11% de moins que les autres personnes salariées titulaires d'un diplôme universitaire; en outre, elles ont plus souvent des contrats à durée déterminée. Seuls 40% des personnes sont satisfaites de leur salaire. À cela s’ajoutent, selon l’enquête, une charge de travail élevée, des classes souvent surchargées et un environnement difficile. Sans mesures ciblées, le Cedefop estime que l’Europe risque de prendre du retard par rapport à ses concurrents mondiaux dans la préparation de la main-d’œuvre à l’économie de demain. L'enquête actuelle vise à apporter plus de clarté à ce sujet. Concrètement, elle examine l'efficacité de la formation continue du personnel enseignant, les déficits de qualification dans le domaine des technologies numériques et vertes, le caractère inclusif de l'enseignement ainsi que le niveau de satisfaction à l'égard du lieu de travail et des conditions de travail. Les résultats sont attendus pour 2027. Ils doivent être pris en compte dans l'élaboration des politiques nationales et européennes, et contribuer à l'amélioration des programmes de formation continue. L'Institut allemand pour la formation des adultes (DIE) diffuse, via sa plateforme wb-web, la série de podcasts «potenziaLLL». Celle-ci donne la parole à des enseignants et à des collaborateurs d'établissements de formation continue ainsi qu'à des chercheurs. Ces entretiens fournissent des informations et des anecdotes de première main et donnent un aperçu des activités et des motivations des différents acteurs. «potenziaLLL» vise à apporter une contribution audio à l'apprentissage tout au long de la vie des enseignants. Un épisode du podcast a été consacré au réseau «Professionnalisation dans l’espace DACH» ( Professionalisierung im DACH-Raum ), abordant les thèmes de la reconnaissance des compétences, de la mise en réseau et des perspectives d’avenir. Anne Strauch du DIE, Christina Jacober de la FSEA et Giselheid Wagner de l’Académie de formation continue WBA se sont entretenus avec Lars Kilian (DIE). Les expertes ont rendu compte des activités du réseau «Professionnalisation dans l’espace DACH» et ont présenté les différents modèles de reconnaissance des compétences en Allemagne, en Autriche et en Suisse. La question de savoir ce qu’apporte réellement la reconnaissance des compétences aux formateurs et aux enseignants a également été abordée. Les perspectives d’avenir de la professionnalisation et de la coopération dans l’espace DACH ont également été évoquées. 10. Utilisation de l’IA dans les entreprises Une étude internationale fournit pour la première fois des données représentatives sur la manière dont les entreprises utilisent l’intelligence artificielle et sur les effets qu’elles constatent et attendent en termes de productivité et d’emploi. L’étude du National Bureau of Economic Research (NBER) repose sur une enquête internationale représentative menée auprès de près de 6 000 cadres (notamment des PDG, des directeurs financiers et d’autres cadres supérieurs) d’entreprises de quatre pays: les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Australie. Les entretiens ont eu lieu entre novembre 2025 et janvier 2026. Cette étude a notamment permis de déterminer si et dans quelle mesure les entreprises et les cadres dirigeants utilisent aujourd’hui l’IA, quels sont les effets observés dans le passé sur la productivité, la production et l’emploi et lesquels sont attendus à l’avenir, ainsi que les attentes des employés. Environ 70% des entreprises interrogées utilisent déjà l’IA, en particulier les entreprises plus jeunes et plus productives. Dans le même temps, beaucoup indiquent que les cadres utilisent activement l’IA, soit en moyenne environ 1,5 heure par semaine, ce qui représente une forte augmentation depuis début 2025. Cependant, plus de 80% des entreprises indiquent également que l’IA n’a eu aucun effet notable sur la productivité ou l’emploi au cours des trois dernières années. En revanche, elles s’attendent à des changements significatifs au cours des trois prochaines années: l’IA devrait augmenter la productivité d’environ 1,4%, la production de 0,8% et réduire l’emploi d’environ 0,7%. De leur côté, les employés prévoient une légère augmentation de l’emploi (+0,5%). En bref, l’étude du NBER montre que l’IA est certes utilisée, mais que son potentiel ne semble pas encore être pleinement exploité dans la plupart des entreprises. Celles-ci s’attendent à ce que les effets majeurs de cette technologie se fassent encore sentir. Une délégation de onze personnes composée de parlementaires ukrainiens et de représentants du ministère de l’Éducation s’est rendue en Suisse et en Allemagne dans le but de développer des mesures pour son propre système de formation continue. La délégation ukrainienne a clairement indiqué que la formation continue jouera un rôle clé dans la reconstruction, car il faut des professionnels possédant les compétences et les qualifications nécessaires pour assurer une reprise économique et une reconstruction institutionnelle durables en Ukraine. La délégation a qualifié d’énorme défi l’intégration professionnelle des personnes qui rentrent au pays et des vétérans après la fin de la guerre, en raison des besoins importants en matière de formation continue à court terme. L’objectif est de développer considérablement les capacités du système de formation continue. Des approches pilotes sont prévues, telles que de nouveaux centres de qualification proposant des offres de formation échelonnées et des formats de formation flexibles et modulaires. Les projets pilotes seront mis en œuvre en collaboration avec des bibliothèques, des universités, des communes et des acteurs privés. En complément, les procédures de reconnaissance des compétences acquises de manière informelle doivent être renforcées, en particulier dans la perspective du développement de domaines professionnels importants. Une coopération étroite avec le monde économique est considérée comme essentielle à cet égard. En complément des qualifications professionnelles, les compétences relationnelles ainsi que les compétences médiatiques et politiques font l’objet d’une attention accrue. Mais les défis psychologiques, notamment liés aux expériences de la guerre, doivent également être pris en compte. Dans ce contexte, la délégation s’est particulièrement intéressée à la manière dont la formation continue est concrètement mise en œuvre et ancrée dans les institutions en Suisse. La visite a été l’occasion d’acquérir des connaissances pratiques et d’approfondir les échanges avec les principaux acteurs au niveau fédéral. La visite en Suisse a non seulement permis à la délégation de se familiariser avec les structures et les instruments de la formation d’adultes, mais surtout d’approfondir les échanges techniques. Les discussions ont montré l’importance du dialogue entre la pratique, l’administration et la politique pour développer des solutions viables face à des défis complexes. Le contact direct avec les institutions de formation et les services fédéraux a fourni des impulsions précieuses pour la poursuite des discussions en Ukraine. Dans le même temps, il est apparu clairement que la coopération à long terme et l’apprentissage mutuel jouent un rôle central dans le développement du système de formation continue en Ukraine.

Actualités en bref

En Suisse, 22% (1,25 million) d’adultes possèdent de faibles compétences en lecture. Cela signifie, par exemple, que ces personnes ne peuvent comprendre que des textes très courts et simples, ou ne trouvent des informations que si elles sont clairement indiquées. En mathématiques appliquées, ce pourcentage est d’environ 19% (1,06 million de personnes), et en résolution adaptative de problèmes, 24% (1,38 million de personnes). Ces données proviennent du rapport national publié par l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur les premiers résultats du deuxième cycle du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PIAAC) de l’OCDE. Cette étude, réalisée pour la première fois en 2011 dans près de 40 pays, a impliqué en Suisse 6 648 adultes âgés de 16 à 65 ans. Il s’agit de la première collecte de données actualisées sur ce sujet en Suisse depuis l’enquête ALL (Adult Literacy and Life Skills) en 2003. Selon cette étude, 15% des adultes en Suisse affichent de faibles compétences dans les trois domaines évalués, à savoir la lecture, les mathématiques et la résolution de problèmes. De plus, 6% ont de grandes lacunes dans deux compétences, et 9% dans une seule compétence (2,5% uniquement en lecture, 1,5% uniquement en mathématiques appliquées et 4,7% uniquement en résolution de problèmes). Au total, environ 1,67 million de personnes présentent de faibles compétences dans au moins un domaine. La grande majorité de ces personnes est active professionnellement. Les résultats moyens de la Suisse dans tous les domaines sont significativement supérieurs à la moyenne de l’OCDE. À l’échelle internationale, la Finlande, le Japon, la Suède, la Norvège et les Pays-Bas obtiennent les meilleurs scores dans les trois domaines de compétences. Au cours des dix dernières années, peu de pays ont enregistré des améliorations notables. Une surprise également pour Andreas Schleicher, directeur de l’éducation à l’OCDE, qui souligne que cette stagnation ne peut être expliquée ni par la migration ni par le vieillissement de la population. Il évoque plutôt une «disparité sociale croissante» et un «écart de performance». En d’autres termes, l’écart entre les individus les plus performants et les moins performants s’est creusé. Comme annoncé en septembre 2024, le Conseil fédéral a présenté fin janvier 2025 un programme d’économies qui devrait entraîner des coupes importantes dans de nombreux domaines. Le «programme d’allègement budgétaire 27» comprend 59 mesures et devrait permettre de réaliser des économies allant jusqu’à 3,6 milliards de francs à partir de 2027. Environ la moitié des mesures proposées nécessitent des modifications législatives. L’autre moitié devrait, selon la volonté du Conseil fédéral, entrer en vigueur en partie dès 2026. Dans le cadre de ce programme d’austérité drastique, des économies massives sont également prévues dans le domaine de la formation continue. Les mesures suivantes sont notamment proposées à partir de 2027 : la suppression des fonds fédéraux destinés à la promotion des compétences de base des adultes la suppression du soutien aux prestations des organisations de formation continue (dont fait partie la FSEA) la suppression des subventions pour la formation continue dans le domaine de la formation et de l’environnement la réduction des subventions fédérales pour des projets dans le domaine de la formation continue à des fins professionnelles la réduction des fonds pour la mobilité internationale et les projets de coopération dans le domaine de la formation continue Avec les mesures d’économie pour la formation continue, le Conseil fédéral fait volte-face. Dans le cadre de la stratégie de promotion de la formation, de la recherche et de l’innovation (stratégie FRI) 2025-2028, il avait encore déclaré la formation continue comme une priorité jusqu’à fin 2028 et proposé une extension de la promotion. La période de consultation pour le «programme d’allègement budgétaire 27» dure jusqu’à début mai 2025. Le calendrier du Conseil fédéral prévoit que le Parlement entame l’examen des mesures d’économie lors de la session d’hiver 2025. Les modifications législatives qui en découlent devraient entrer en vigueur début 2027. Le programme d’économie est soumis au référendum facultatif. Le projet «Certificat national de branche pour les formateurs en compétences de base» vise à professionnaliser et à améliorer la qualité de la formation initiale et continue pour l’enseignement de compétences telles que la littératie, les mathématiques de base et l’utilisation des TIC. L’organisme responsable du projet est composé de quatre organisations: l’Association des universités populaires suisses (AUPS), la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA), la Fédération suisse Lire et Écrire (FSLE) et la Coordination romande pour la formation de base des adultes (CRFBA). Il propose de créer un certificat national pour les formatrices et formateurs en compétences de base en Suisse. La mise en œuvre du projet est prévue pour 2025-2028. Dans le cadre de la consultation en cours, le profil de qualification et le modèle de formation seront finalisés et constitueront la base de la mise en œuvre. Le rapport «Quality Matters» de l’OCDE examine le paysage changeant de la formation des adultes (dans le rapport AET pour Adult Education and Training), présente les systèmes d’assurance qualité existants dans les pays de l’OCDE et introduit un cadre de comparaison. L’étude a examiné dans quelle mesure des informations et des conseils facilement accessibles peuvent permettre aux personnes apprenantes de jouer un rôle décisif dans le suivi des résultats et quels sont les défis particuliers posés par l’émergence de l’éducation numérique des adultes. La publication s’appuie sur des travaux de recherche et des études de cas approfondies et contient des recommandations stratégiques visant à renforcer les systèmes d’éducation et de formation des adultes afin de garantir qu’ils restent accessibles et adaptés aux besoins du marché du travail et de la société. «Quality Matters» constate que la participation à l’AET a augmenté au cours des dix dernières années. Les données montrent une augmentation de la participation de 10 points entre 2007 et 2016, ainsi qu’une hausse de la formation continue en entreprise de 8 points au cours de la même période. Cependant, il existe toujours un fossé entre les adultes peu qualifiés et les adultes hautement qualifiés, ce qui est dû à des différences persistantes dans l’accès aux possibilités d’apprentissage. Cela souligne la nécessité de systèmes d’AET plus inclusifs pour éliminer ces inégalités. En réponse à ces tendances et à ces défis, les gouvernements investissent de plus en plus dans le renforcement des systèmes d’AET , la promotion de l’apprentissage tout au long de la vie et la mise en œuvre de mécanismes de financement innovants pour soutenir le développement continu des compétences. De nouveaux mécanismes de financement tels que les bons, les subventions et les comptes d’apprentissage individuels sont étudiés afin de soutenir la mise à niveau et la requalification tout au long de la vie. Ces initiatives visent à rendre l’éducation plus inclusive et plus équitable, à garantir que chaque personne ait la possibilité d’améliorer ses compétences et de rester compétitive sur un marché du travail en rapide évolution. OCDE (2024): Quality Matters. Strengthening the Quality Assurance of Adult Education and Training. Dans son rapport «Regards sur l’éducation», l’OCDE saisit chaque année des données relatives à la participation à la formation continue et effectue des comparaisons avec les années précédentes. Le rapport 2024 montre que la participation à la formation continue formelle et/ou non formelle est restée pratiquement inchangée entre 2016 et 2022 dans la moyenne des pays de l’OCDE. En revanche, on constate un écart important en Suisse: en 2022, 54% des adultes ont participé à une formation continue formelle et/ou non formelle. En 2016, ce chiffre atteignait presque 70%. Dans plus des deux tiers des pays, les conflits de dates sont la principale raison citée par les adultes qui les empêchent de participer à des formations. Là aussi, la situation en Suisse n’est pas la même que dans la moyenne des autres pays: seuls 14% des hommes et 17% des femmes qui ne participent pas à la formation continue citent les conflits de dates comme raison principale à leur non-participation. En revanche, 39% des hommes et 47% des femmes mentionnent les coûts comme principal motif de non-participation. On constate aussi un écart entre les hommes et les femmes en lien avec des raisons familiales, autre motif de non-participation à la formation continue: 24% des hommes font valoir ces raisons, contre 32% des femmes. Regards sur l’éducation 2024. Les indicateurs de l’OCDE https://www.oecd.org/fr/publications/regards-sur-l-education-2024_1aabb39d-fr.html En novembre 2024, le Conseil fédéral a mené une discussion approfondie sur l’avancement des négociations avec l’Union européenne (UE). Une décision de principe a été prise concernant l’association de la Suisse au programme Erasmus+: il vise une association à ce programme à partir de 2027 et soumettra la décision de financement au Parlement dans le cadre du message sur le paquet global. Parallèlement, un système national de mise en œuvre doit être élaboré et les acteurs de l’éducation sont encouragés à se préparer. Ainsi, la Suisse pourrait à nouveau rejoindre le programme européen d’éducation Erasmus+ en 2027. Erasmus+ est le plus vaste programme d’éducation visant à promouvoir la mobilité et la coopération en Europe et au-delà. Trente-trois pays participent à la génération actuelle du programme, qui dispose d’un budget de 26,2 milliards d’euros. Une association à Erasmus+ permettrait aux institutions et aux organisations suisses de bénéficier à nouveau d’un accès illimité aux offres, aux outils et aux réseaux. https://alice.ch/fr/news/la-suisse-pourrait-de-nouveau-rejoindre-erasmus-en-2027/ En Suisse, la participation numérique des personnes en situation de handicap n’est jusqu’à présent guère ancrée de manière systématique dans la formation professionnelle initiale et continue. Telle est la conclusion de l’étude «Participation numérique des personnes handicapées dans la formation professionnelle initiale et continue» de la Haute école de travail social FHNW. Les organismes de formation disposent rarement d’un concept global pour promouvoir l’accessibilité numérique. L’écart entre l’importance théorique de l’inclusion et le manque de mise en œuvre dans la pratique montre que les organisations reconnaissent certes l’importance du sujet, mais qu’elles échouent souvent en raison du manque de ressources et de planification stratégique. Selon le rapport de l’étude, la mise en place de structures claires, la mise à disposition de ressources financières et humaines suffisantes ainsi qu’une sensibilisation ciblée à l’accessibilité à tous les niveaux pourraient contribuer à combler cette lacune. Les facteurs favorables comprennent des dispositions légales claires, des technologies accessibles, un soutien social et un renforcement ciblé des compétences. Les obstacles sont dus au manque de ressources financières, aux lacunes des connaissances de divers acteurs dans et autour du domaine de l’éducation, au manque de normalisation, aux efforts supplémentaires et à la peur de la stigmatisation. Selon l’étude, les organisations de formation ont besoin d’une stratégie globale pour améliorer durablement la participation numérique. Cette stratégie devrait inclure la promotion de valeurs inclusives, le développement de ressources techniques ainsi que la sensibilisation et la formation ciblées des enseignantes et des enseignants. https://www.inclusion-digital.ch/

Actualités en bref

Le 14 février 2024, l’UNESCO a intégré 64 villes de 35 pays dans le Réseau mondial des villes apprenantes (GNLC), reconnaissant ainsi leurs efforts en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie au niveau local. Selon l’UNESCO, le Réseau mondial regroupe des villes qui se distinguent par la promotion de l’apprentissage tout au long de la vie auprès de leurs habitants. Les nouvelles villes qui intègrent le Réseau ont été choisies sur recommandation d’un jury d’experts. Un véritable engagement du maire et de l’administration municipale en faveur de l’apprentissage, ainsi qu’un ensemble de bonnes pratiques et d’initiatives en matière de politiques publiques, constituent des conditions préalables essentielles pour devenir une ville apprenante. «Les villes sont essentielles pour transformer le droit à l’éducation en une réalité tangible pour les individus de tous âges. Avec ces nouvelles admissions, le réseau compte désormais 356 villes du monde entier, qui partagent leur savoir-faire et ouvrent la voie à des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour 390 millions de citoyens», a déclaré la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, dans un communiqué de presse. Parmi les villes nouvellement admises figurent Dakar, Alexandrie, Bangkok, Liège, La Paz ou Dresde. En Suisse, Lausanne est jusqu’à présent la seule ville apprenante. À l’automne 2023, 279 entreprises suisses ont été interrogées sur la manière dont elles utilisent l’intelligence artificielle (IA), en particulier l’IA générative, et à quelles fins. Parallèlement, deux ateliers lors desquels des expertes et experts ont abordé les risques et les défis liés à l’IA dans les années à venir ont été organisés. La FSEA était également représentée lors de l’atelier sur le thème «L’IA et la formation continue». Les analyses ont été réalisées dans le cadre d’une coopération entre digitalswitzerland, l’école polytechnique fédérale de Lausanne EPFL et l’Institute for Management Development IMD. Ainsi, 62% des entreprises interrogées utilisent déjà l’IA; la moitié d’entre elles l’utilise dans au moins cinq domaines. Par ailleurs, 50% des entreprises interrogées s’attendent, dans les trois à cinq années à venir, à des changements majeurs dans les profils de postes et les domaines de compétences. Près d’une entreprise sur trois (30%) estime que la moitié de ses effectifs aura besoin d’une formation continue ou d’une reconversion en raison de l’intelligence artificielle. Cependant, malgré l’utilisation déjà intensive de cette technologie, moins de la moitié des entreprises interrogées dispose d’une stratégie ou de directives claires concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle. S’agissant de la formation continue, les autrices et les auteurs du livre blanc parviennent notamment aux conclusions suivantes: L’IA générative va radicalement modifier le monde du travail et la société. Cela va entraîner une hausse drastique de la demande en formations continues dans le domaine de l’IA ou dans des domaines connexes. Les prestataires de formation continue doivent rapidement s’adapter pour répondre à ce besoin. Les formatrices et formateurs doivent acquérir de nouvelles compétences et adapter leurs formats d’apprentissage/d’enseignement. De nouvelles formes d’apprentissage personnalisé, qui utilisent les possibilités de l’IA générative, sont requises. Il faut développer l’esprit critique afin de pouvoir gérer les risques liés à l’IA générative. Les formatrices et formateurs doivent envisager l’utilisation de l’IA générative pour concevoir leurs processus d’apprentissage et garantir l’accès à des ressources didactiques également en dehors des structures de cours. Afin de pouvoir exploiter le potentiel de l’IA générative, la mise en place de conditions-cadres politiques adaptées et des investissements dans la transformation de la formation continue sont nécessaires selon le livre blanc. Pour 29% de la population résidente permanente âgée de 25 à 64 ans, la dernière formation continue remonte à cinq ans ou plus. La proportion est particulièrement élevée chez les personnes ayant un faible niveau de formation (52%), celles qui ne sont pas actives (55%) et celles qui ont entre 55 et 64 ans (39%). Beaucoup expliquent leur non-participation par le fait qu’elles n’en ont pas besoin. C’est ce qui ressort des premiers résultats du microrecensement formation de base et formation continue 2021 de l’Office fédéral de la statistique (OFS). En 2021, près de la moitié de la population résidente permanente âgée de 25 à 64 ans n’avait pas suivi de formation continue au cours des douze mois qui ont précédé l’enquête. Pour près de 20%, la dernière participation datait d’un à quatre ans et pour 29% de cinq ans ou plus. La part des personnes n’ayant suivi aucune formation continue au cours des cinq dernières années était très élevée, en particulier chez les personnes ayant un faible niveau de formation (52%), qui ne sont pas actives (55%) et âgées entre 55 et 64 ans (39%). Par rapport à l’ensemble de la population, ces groupes sont par conséquent surreprésentés dans la population sans formation continue au cours des cinq dernières années, mais ils ne constituent pas une majorité. Une grande partie des personnes qui n’ont pas suivi de formation continue depuis cinq ans participent pleinement à la vie professionnelle (70%), elles sont titulaires d’au moins un certificat du degré secondaire II (76%) et ont moins de 55 ans (66%). En 2021, près de la moitié des personnes actives occupées a participé à des formations continues à des fins professionnelles. Parmi elles, 93% ont bénéficié d’un soutien de leur employeur. Au total, les employeurs ont soutenu 89% de l’ensemble des activités de formation continue réalisées. Leur soutien couvre 80% des heures de formation, soit un volume de 122 millions d’heures, comme l’indique l’Office fédéral de la statistique. Sur l’ensemble des heures de formation continue, 58% des personnes actives en emploi ont bénéficié d’un double soutien en termes de temps de travail et de financement par l’employeur. Enfin, 58% des heures ont été majoritairement ou exclusivement effectuées sur le temps de travail et 54% ont été intégralement financées par les employeurs. Depuis janvier 2022, dans toute la Suisse, toute personne intéressée âgée de plus de 40 ans peut obtenir un bilan professionnel gratuit grâce à viamia . Le SEFRI a publié son rapport d’évaluation concernant ce projet. Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), la Conférence suisse de l’orientation professionnelle, universitaire et de carrière (CS OPUC), les responsables du projet à l’échelle cantonale ainsi que les conseillers et conseillères en tirent un bilan global positif concernant la mise en œuvre, l’organisation et les contenus de viamia . Comme déclaré dans le rapport, «Nous pouvons parler de succès dès lors qu’avec viamia , une offre nationale d’orientation professionnelle a été lancée pour la première fois et qu’elle est proposée dans l’ensemble des cantons». Au total, le projet enregistre 13 169 dossiers déjà clôturés. Parmi les personnes ayant bénéficié d’une consultation en orientation professionnelle avec viamia , 70% étaient des femmes, 85% possédaient la nationalité suisse et 82% exerçaient une profession. Par ailleurs, 39% possédaient un diplôme de l’enseignement supérieur et 49% affichaient une employabilité forte ou très forte. Enfin, 42% des personnes participantes étaient âgées de 40 à 45 ans. Dès les premières phases du programme, on a pu constater que cette offre ne parvenait pas à atteindre les personnes moins qualifiées (c’est-à-dire celles qui ont achevé, au maximum, la scolarité obligatoire) dans les proportions souhaitées. Par conséquent, des mesures ciblées ont été mises en place pour atteindre ce groupe. Cela reste toutefois un défi, puisque ces personnes ne participent au service de consultation de viamia que dans une mesure inférieure à la moyenne, en comparaison avec l’ensemble de la population. Il est donc nécessaire que les cantons intensifient encore leurs mesures ciblées. L’Association des Universités Populaires Suisses (AUPS), la Fédération Suisse des Universités des Seniors U3 et Pro Senectute ont lancé ensemble une charte dans le but d’aider les personnes retraitées à participer à la vie sociale. Le nombre de personnes à l’âge de la retraite continuera d’augmenter dans les années à venir. La participation de ce groupe de la population à la vie sociale revêt une importance majeure, tant du point de vue de la politique sociale que de la santé, affirme la Charte. Elle comprend les points suivants: L’éducation favorise la communauté et le bien-être Le plaisir favorise l’apprentissage L’apprentissage nécessite des offres variées La participation implique accessibilité et qualité Un impact présuppose la recherche L’apprentissage à un âge avancé nécessite des conditions-cadres encourageantes La Charte peut être signée par toute organisation active ou engagée dans la formation des personnes âgées. Les organisations signataires reconnaissent les avantages individuels et sociaux de la formation pour les personnes âgées et s’engagent à participer à la mise en œuvre de la Charte. Cela peut prendre différentes formes, telles que la mise en place d’une offre diversifiée, de qualité et accessible aux personnes retraitées, la mise en œuvre de connaissances scientifiques sur l’éducation des personnes âgées ou encore la coopération dans les domaines de la politique éducative, de la recherche ou de l’évaluation. La FSEA soutient la Charte et fait partie des signataires.

Actualités en bref

Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique le montrent: en 2023, la population suisse a de nouveau été plus nombreuse à participer à des formations continues. La participation n’atteint toutefois pas son niveau d’avant la pandémie. L’enquête a porté sur la participation à la formation non formelle au cours des quatre semaines précédentes. Ainsi, en 2023, quelque 22% des personnes âgées de 25 à 74 ans ont participé à une formation continue, contre 17% environ une année plus tôt. La part dans la même tranche d’âge atteint 26% chez les personnes exerçant une activité lucrative (2022: 20%). Depuis 2019, la participation a plus fortement chuté chez les personnes de plus de 65 ans que chez les personnes plus jeunes. Par ailleurs, un léger rapprochement s’est opéré entre les régions linguistiques et les degrés de formation. Ainsi, la participation des personnes sans diplôme post-obligatoire a retrouvé son niveau d’avant la pandémie, alors qu’elle est sensiblement inférieure dans les autres degrés de formation. Le statut sur le marché du travail, le taux d’occupation, l’âge et la situation professionnelle jouent également un rôle. De manière générale, les personnes qui exercent une activité lucrative, qui ont moins de 55 ans, qui ont un taux d’occupation élevé ou qui occupent un poste supérieur dans la hiérarchie professionnelle participent plus souvent à des formations continues que celles qui ont un faible taux d’occupation (moins de 50%), qui exercent une activité indépendante, qui n’ont pas d’activité lucrative ou qui ont plus de 55 ans. D’après les analyses de l’Office fédéral de la statistique, la reprise de la participation à la formation continue se poursuit mais, à fin 2023, la participation n’avait pas encore retrouvé son niveau d’avant la pandémie. Il faut toutefois mentionner le fait que les chiffres peuvent difficilement être comparés à ceux de 2020, car le questionnaire de l’enquête avait été légèrement modifié au début de la pandémie. En septembre, un groupe d’experts sous la direction de Serge Gaillard, ancien directeur de l’Administration fédérale des finances, a présenté au Conseil fédéral de possibles mesures d’économies budgétaires de la Confédération. Elles incluent également des coupes dans le secteur de la formation continue. Le groupe recommande même au Conseil fédéral de supprimer la loi sur la formation continue (LFCo) afin d’économiser 19 millions de francs par an. Deux semaines plus tard, le Conseil fédéral a présenté son paquet d’économies, dans lequel il reprend en grande partie les mesures proposées par le groupe d’experts. Certes, la suppression de la LFCo n’est plus au programme, mais la plupart des articles d’encouragement contenus dans la loi devraient être abrogés. Cela concerne les fonds de la Confédération destinés à la promotion des compétences de base des adultes. Les prestations des organisations de formation continue, dont la FSEA fait partie, sont également concernées. Aux côtés des autres organisations de formation continue et d’autres partenaires, la FSEA s’engage contre ces mesures d’économies. Selon ces organisations, il serait irresponsable de réduire encore les moyens modestes qui ont été alloués à la formation continue jusqu’à présent, dans une période marquée par une pénurie de spécialistes et de main-d’œuvre, et alors que les progrès dans des domaines comme l’intelligence artificielle ou le développement durable augmentent les exigences de compétences des adultes. Les plans d’économies de la Confédération sont aussi source d’inquiétude car, malgré des exigences de compétences plus élevées, le taux de participation à la formation continue de la population reste encore inférieur à son niveau d’avant la pandémie. L’IA ne supprimera probablement pas complètement des postes et des métiers, et ses effets à long terme sont perçus de manière plutôt positive. Toutefois, des mesures ciblées en matière de formation continue sont nécessaires. Telles sont les conclusions d’une enquête réalisée par le Cedefop, le centre européen pour le développement de la formation professionnelle, auprès de plus de 5 000 employées et employés dans toute l’Europe. Les premiers résultats ont été présentés en juin 2024 à Bruxelles et ont été discutés avec des représentants des pouvoirs politiques, de l’économie, des partenaires sociaux et de la science. L’enquête fournit des informations sur l’utilisation de l’IA au travail, ses conséquences sur les tâches et le rendement, le soutien apporté par les entreprises et les mesures de formation continue. L’utilisation de l’IA et la manière dont elle est perçue varient selon les pays et les entreprises. Les enseignements suivants ressortent de l’étude: L’utilisation de l’IA et la manière dont elle est perçue varient fortement d’un pays et d’une entreprise à l’autre, ce qui révèle une fracture numérique. L’IA remplacera certaines tâches sans pour autant supprimer des métiers entiers. Elle créera des emplois. Des mesures ciblées en matière de formation continue et de reconversion sont nécessaires pour préparer les employées et employés à travailler avec l’IA. Les effets à long terme de l’IA sur le marché du travail sont jugés de manière plutôt positive car l’IA créera de nouvelles tâches et des emplois. Depuis quelques années, de nombreux projets, prises de position et tables rondes sur le développement des microcertifications («micro-credentials») voient le jour en Suisse, en Europe et au-delà. La FSEA a regroupé ces initiatives dans un «rapport de fond sur les microcertifications». Parmi les derniers développements, qui ne sont pas encore mentionnés dans ce rapport, on peut citer les microcertifications développées par l’Institut de technologie de Singapour ou le projet MicroCreds en Irlande, qui peut être considéré comme une modularisation coordonnée de l’enseignement supérieur continu. En outre, le Cedefop a publié un rapport détaillé sur la valeur ajoutée des microcertifications et Swissuniversities a récemment publié une prise de position sur la compréhension commune des hautes écoles suisses en matière de microcertifications. Les initiatives sont très hétérogènes. Elles cherchent par exemple à développer une offre de microcertifications, à promouvoir la compréhension des microcertifications ou à créer un cadre pour délivrer des certificats. Il est important de savoir que les microcertifications englobent à la fois des offres d’apprentissage et d’études de courte durée, ainsi que les attestations correspondantes (généralement numériques) des acquis d’apprentissage. La distinction entre les offres d’apprentissage et les attestations des acquis d’apprentissage permet de mieux comprendre les différents objectifs et approches en lien avec les microcertifications. Alors que les offres d’apprentissage visent principalement à créer des unités d’apprentissage modulaires, cumulables et faciles d’accès, les certificats visent plutôt à développer des outils de création et de validation des certificats de compétences numériques (par exemple, les badges ouverts) et des fichiers numériques pour ces certificats (par exemple, les portefeuilles de données) et à définir des normes pour la description du contenu des unités d’apprentissage dans les certificats. La FSEA mène actuellement des discussions avec les prestataires et les parties prenantes de la formation continue pour déterminer quelle pourrait être la solution pour les attestations (numériques) d’unités d’apprentissage en Suisse. L’apprentissage hybride ou «blended learning» allie des formes d’enseignement traditionnelles comme les cours en présentiel et des offres d’apprentissage numériques. Les progrès technologiques rapides et l’enseignement à distance mis en place en urgence lors de la pandémie de Covid-19 ont grandement accéléré l’introduction d’outils numériques et ont mis en évidence le potentiel de cette forme d’apprentissage. Dans ce contexte, un rapport récent du Réseau européen d’experts en économie de l’éducation (EENEE) décrit l’évolution, l’état de la mise en œuvre et les défis futurs de la dimension numérique de l’apprentissage hybride dans les systèmes éducatifs européens. De manière générale, le rapport constate une diffusion accrue de l’apprentissage hybride en Europe. Cela s’explique principalement par le fait que cette forme d’enseignement est considérée comme un moyen d’offrir des expériences d’apprentissage plus inclusives et centrées sur la personne apprenante, en favorisant l’autonomie et la flexibilité en termes d’approche, de lieu et de temps d’apprentissage. Le rapport, qui regroupe plusieurs études externes, constate également que l’apprentissage hybride a un impact positif sur les résultats d’apprentissage, en particulier dans l’enseignement primaire et secondaire, en augmentant la motivation et l’engagement des élèves. Pour la formation du personnel enseignant, l’apprentissage hybride offre le potentiel d’améliorer les pratiques pédagogiques. Par ailleurs, on s’attend à ce que les outils et plateformes numériques améliorent l’évaluation et l’intervention du personnel enseignant dans le processus d’apprentissage. Pourtant, selon le rapport, il manque une intégration systématique de l’apprentissage hybride dans la pratique, et ce dans l’ensemble de l’UE. Par exemple, aux Pays-Bas, en Finlande et en Suède, environ 50% des personnes apprenantes ont utilisé des offres de formation en ligne en 2023, contre environ 10% en Roumanie. Parmi les défis à relever pour renforcer la dimension numérique de cette forme d’apprentissage, le rapport cite des investissements élevés dans les technologies de l’information et l’infrastructure numérique, des facteurs sociaux et institutionnels ainsi que des différences en matière de compétences numériques. Pour les enseignantes et enseignants qui doivent utiliser des outils numériques afin de proposer un apprentissage hybride, des défis subsistent, comme le fait qu’ils doivent combler la fracture numérique entre les générations et les régions, ou faire face à la résistance au changement. Il ressort également du rapport que les coopérations et les partenariats internationaux représentent des solutions importantes pour renforcer les compétences du personnel enseignant dans ce domaine. En ce qui concerne l’avenir de l’apprentissage hybride, le rapport identifie des technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle, les outils de gamification et le métavers comme des facteurs à même de soutenir la poursuite de la numérisation. Leur efficacité dépendra toutefois de la manière dont les pratiques et les politiques éducatives seront conçues et mises en œuvre au niveau national.

Actualités en bref

Dans le cadre de l’enquête suisse sur la population active ( ESPA ), des données sont régulièrement collectées concernant la participation de la population suisse à la formation continue. Les chiffres publiés par l’ESPA début 2023 concernent les trois premiers trimestres de 2022 et font ressortir une stagnation de la participation à la formation continue en Suisse en 2022. Les données se rapportent toujours à la participation de la population résidente suisse à la formation continue au cours des quatre semaines qui précèdent l’enquête. Les chiffres publiés par l’ESPA montrent que la participation à la formation continue ne s’est pas rétablie en comparaison avec les années de pandémie 2020 et 2021. La participation s’était effondrée pour la première fois au deuxième trimestre de 2020. Depuis, cette valeur n’a quasiment plus réussi à dépasser la barre des 20 %: une tendance qui s’est poursuivie en 2022. Au troisième trimestre de 2022, le taux de participation était de 14 %. En comparaison, il atteignait encore 21 % au troisième trimestre de 2019. Le taux de participation des personnes possédant un diplôme de degré secondaire II a chuté de manière supérieure à la moyenne: au troisième trimestre 2022, ce taux s’élevait à 9,9 %, soit environ 40 % plus bas qu’en 2019 (16,7 %). Chez les personnes ne possédant pas de diplôme au-delà de la scolarité obligatoire, la participation est tombée en dessous de 5 % pour 2022; alors qu’elle était généralement inférieure à 30 % chez les personnes ayant un diplôme de degré tertiaire. Là aussi, on observe une baisse notable. Depuis la pandémie, on observe un recul particulièrement significatif de la participation à la formation continue chez les personnes sans activité lucrative. Dans ce groupe, la participation au cours du troisième trimestre est en effet passée de 9 % (en 2019) à 4 % (en 2022). Cela correspond à une baisse d’environ 56 %. Chez les personnes actives, la participation a baissé d’environ 30 points, pour atteindre 17 %. L’ESPA analyse la structure de la population active et les comportements en matière d’activité professionnelle chez les résidents permanents de Suisse âgés de 25 à 74 ans. L’Office fédéral de la statistique (OFS) collecte ces données quatre fois par an depuis 1991. De 1991 à 2020, l’ESPA était une enquête téléphonique. Depuis 2021, il s’agit d’une enquête multimodale (internet/téléphone), mais la collecte de données par internet est privilégiée. Il est possible que le changement dans la méthode de prélèvement ait aussi eu un impact sur les résultats obtenus. L’OFSP recueille des données sur la participation à la formation continue de la population suisse dans le cadre du Micro-Recensement Formation de base et formation continue (MZB). Le taux de participation recueilli par le MZB est sensiblement plus élevé (45 % en 2021). Ce chiffre s’explique par la période examinée. Alors que l’enquête de l’ESPA se réfère à la participation au cours des quatre semaines précédentes, l’enquête du MZB se rapporte à une période de douze mois. Enquête suisse sur la population active (ESPA) Informations supplémentaires sur la participation à la formation continue En Suisse, les personnes sans formation sont exposées à un risque élevé de basculer dans la pauvreté. Une étude commandée par la Plateforme nationale contre la pauvreté a permis de déterminer ce qu’il est possible de faire pour orienter les personnes peu qualifiées et en situation de pauvreté vers des offres de formation. D’octobre 2021 à janvier 2022, la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) a effectué dans toute la Suisse, en collaboration avec la Haute école de travail social (HETS) et la Scuola universitaria professionale della Svizzera italiana (SUPSI), des entretiens avec 80 personnes peu qualifiées et en situation de pauvreté ou menacées de pauvreté. Cette enquête a été complétée par des entretiens avec des spécialistes des affaires sociales et de la formation, des recherches dans la littérature spécialisée et des analyses statistiques. Les résultats montrent une grande diversité de raisons pour lesquelles l’accès à la formation est difficile dans les situations de vie et les problèmes analysés ainsi que dans les parcours biographiques. En outre, l’étude fait apparaître clairement l’impact majeur des conditions sociales (notamment en termes d’inégalité) sur les parcours étudiés, et à quel point celles-ci limitent la marge de manœuvre individuelle. En plus de la situation de pauvreté et de la détresse financière, d’autres facteurs influencent les attitudes et les priorités individuelles en matière de formation initiale et continue: facteurs situationnels: contraintes sociales liées à la situation de vie (p. ex. familles monoparentales ou personnes de plus de 50 ans); facteurs dispositionnels: attitude spécifique vis-à-vis de la formation en raison du parcours de vie; facteurs structurels: inégalité sociale et discrimination; facteurs institutionnels: accès limité aux offres de conseil et aux aides financières. L’étude commandée par la Plateforme nationale contre la pauvreté parvient à la conclusion suivante: Les offres de formation destinées aux adultes doivent davantage tenir compte des besoins des personnes concernées par la pauvreté et de leur point de vue. Pour les personnes en situation de pauvreté, réussir une formation initiale ou continue est un parcours semé d’obstacles. Exemples de mesures judicieuses: un financement adapté aux besoins, la possibilité de mieux allier emploi et formation, un renforcement des parcours de formation alternatifs, ainsi qu’un accès simplifié aux informations et à des offres professionnelles de conseil et d’accompagnement. Informations complémentaires L’orientation de la formation professionnelle vers l’apprentissage tout au long de la vie est actuellement l’un des objectifs politiques importants au niveau fédéral et au niveau cantonal. Dans ce contexte, la prise en compte des compétences acquises de manière non formelle ou informelle revêt une importance toujours plus grande. Sur mandat du SEFRI, l’IFFP (Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle) a examiné, entre 2019 et 2023, si et comment les écoles supérieures (ES) prennent en compte les acquis non formels et informels. Les bases juridiques pour la prise en compte des acquis existent en Suisse. En 2019, le SEFRI a commandé une étude visant à déterminer comment les ES utilisent la marge de manœuvre dont elles disposent en la matière. Dans le cadre d’une enquête réalisée dans toute la Suisse, l’IFFP a recueilli des données sur la manière dont les ES interprètent et appliquent les directives et règlements liés à la validation des acquis. Une attention particulière a été accordée à la prise en compte des compétences acquises par la voie non formelle (p. ex. formation continue) et informelle (p. ex. expérience professionnelle, travail familial et activités associatives). Au total, 221 filières ont été évaluées sur les 480 proposées dans les ES. Les résultats de l’étude sont désormais connus. Ils montrent que 50 % des ES évaluées ne reconnaissent pas les acquis non formels ou informels lors de l’admission aux études. Le pourcentage des ES qui ne prennent pas en compte les acquis également pendant les études est presque aussi élevé (40 %). Toutefois, selon l’étude, les personnes interrogées sont d’avis que la prise en compte des acquis est un thème important pour l’avenir. Sur la base des conclusions de cette étude, les chercheurs et chercheuses ont formulé des recommandations pour promouvoir la validation des acquis dans les écoles supérieures. L’une de ces recommandations s’adresse aux prestataires de formation continue. Concrètement, une plus grande transparence des certificats de formation continue est recommandée au sujet des contenus, des compétences acquises et des heures d’apprentissage Informations complémentaires En raison de l’évolution rapide des exigences professionnelles et du changement démographique, il y a dans les petites entreprises et microentreprises un besoin élevé de formation continue. Afin d’offrir aux PME un soutien et des inspirations pour leurs activités de formation continue, la FSEA a élaboré et mis en place un site d’information. L’objectif du site lancé en février 2023 consiste à mettre à la disposition des PME des informations pertinentes et axées sur la pratique, afin que les entreprises puissent tirer profit de la formation continue comme facteur de réussite. Le site propose des informations, des check-lists et des conseils pratiques dans les domaines thématiques suivants: besoin de compétences, culture de l’apprentissage et formats d’apprentissage. Pour en savoir plus:

Actualités en bref

Le SEFRI aide les PME à analyser leurs besoins en matière de formation continue et à proposer des offres de formation adaptées. Dans le cadre de cette initiative, l’École supérieure des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et emplution ont réalisé le projet pilote «Analyse des besoins et prototypage d’instruments sectoriels pour le développement du personnel». Financé par le SEFRI, ce projet a été mis en œuvre en collaboration avec les organisations professionnelles JardinSuisse et TREUHAND|SUISSE, ainsi qu’avec d'autres partenaires. La première étape a consisté à identifier les défis actuels dans le domaine de la formation continue. L’impact de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et la perception d’une baisse de l’attractivité des professions dans les deux secteurs sont au centre des préoccupations. La jungle inextricable de la formation continue est aussi une thématique pertinente; en effet, dans cette situation, il est difficile pour les responsables de formation dans les PME de choisir adéquatement parmi la multitude d’offres. Sur cette base et en concertation avec les responsables des PME, des prototypes ont été élaborés dans un deuxième temps afin de relever ces défis en matière de formation continue: Prototype 1 est un certificat sectoriel de gestion en formation continue pour les PME et promeut les compétences des PME en matière de conseil en formation continue. Afin de mieux se retrouver dans la jungle de la formation continue, Prototype 2 se présente comme un copilote de développement professionnel; il soutient les personnes intéressées par la formation continue grâce à un service de conseil à la fois humain et basé sur l’intelligence artificielle. Prototype 3 est un portefeuille numérique de compétences qui aide les directeurs et directrices de PME à définir des mesures de développement et de formation continue axées sur les besoins. Selon l’équipe de projet, les prototypes développés ne se limitent pas au secteur de la fiducie ou au secteur vert étudié dans le projet. Il est donc recommandé que les propositions visant à atténuer les défis de la formation continue pour les PME fassent l’objet d’un projet ultérieur à la fois trans-sectoriel et spécifique aux secteurs. Plus d’informations Les compétences numériques sont souvent acquises de manière informelle, de sorte que l’on n’a pas de certificats ou de justificatifs correspondants. Afin que l’on puisse mettre en évidence ses compétences numériques personnelles, pour soi-même et pour autrui, la Haute école d’économie et la Haute école pédagogique, toutes deux rattachées à la Haute école spécialisée de la Suisse du nord-ouest, ont lancé en 2020 un projet visant à permettre aux individus d’établir un profil de leurs propres compétences numériques et de déceler leurs faiblesses et leurs points forts dans ce domaine. Ce projet a débouché sur un ensemble d’instruments de travail appelé Vali50+. Il s’adresse certes à des professionnels expérimentés, mais il permet également de montrer aux personnes plus jeunes quelles sont leurs compétences ou leurs carences en la matière. Il englobe plusieurs instruments de travail, tels qu’un cadre des compétences, un jeu de cartes des compétences, une auto-évaluation en ligne ainsi que des instructions et des modèles pour la création d’un portfolio personnel des compétences. L’utilisation des différents instruments est aisée. Dans l’auto-évaluation en ligne, on est appelé à évaluer ses propres connaissances numériques dans diverses catégories. Afin que l’on parvienne effectivement à l’évaluation correcte, le programme affiche une définition du niveau que l’on pense avoir: débutant, connaisseur ou même pro. Les critères pour chaque auto-évaluation sont également fournis. Outre l’établissement d’un bilan individuel, Vali50+ peut également être utile pour les spécialistes du placement afin de tester les candidates et candidats, de les aider à développer des stratégies individuelles de recherche d’emploi, ou de leur recommander une formation continue. Ces instruments sont également des auxiliaires utiles pour l’évaluation des collaboratrices et collaborateurs, et bien entendu pour le choix d’une formation continue professionnelle. Plus d’informations Depuis le 1 er septembre 2023, la Suisse s’est dotée d’une nouvelle loi sur la protection des données (nLPD), qui comporte de nombreuses obligations. La protection des données est ainsi portée au niveau de l’UE. Les entreprises qui se sont déjà conformées au Règlement général européen sur la protection des données (RGPD) n’auront que peu de changements à apporter, comme l’indique la Confédération sur son portail PME. Pour les autres, cependant, il y aura beaucoup à faire. Et attention: la LPD révisée s’applique sans période de transition. Les conséquences d’une violation des règles de la LPD peuvent être coûteuses. Tout d’abord, depuis le 1 er septembre, les procédures civiles pour violation des droits de la personne sont gratuites pour la plaignante ou le plaignant. Les amendes pénales pour infraction aux règles de la LPD peuvent atteindre 250 000 francs, même si cette somme vise plutôt les grandes entreprises. Néanmoins, cela peut être gênant pour les particuliers, car l’auteur est en principe une personne physique, par exemple le directeur général d’une entreprise. Bien que seule une infraction intentionnelle soit punissable, l’intention éventuelle suffit. Et la violation des règles de la LPD ne peut être assurée. Il est donc recommandé d’aborder le sujet le plus rapidement possible et de manière approfondie, comme l’a conclu l’expert Michael Widmer lors du séminaire en ligne de la FSEA. Plus d’informations Pro Infirmis a publié en septembre l’indice de l’inclusion 2023. Selon l’organisation, celui-ci vient combler une lacune: jusqu’à présent, aucune étude en Suisse n’avait encore pris en compte de manière systématique les avis, les besoins et l’opinion des personnes en situation de handicap. Il s’agit donc de la première étude sur l’inclusion en Suisse qui se base sur le vécu des personnes concernées. 1433 personnes âgées de 16 à 64 ans, ayant différents types de handicap et issues de différentes régions linguistiques, ont répondu à des questions touchant dix domaines de vie. Résultat: 4 personnes interrogées sur 5 se sentent fortement limitées dans leur participation dans au moins un domaine de vie. La politique est le domaine de vie dans lequel les personnes en situation de handicap se sentent les plus discriminées (50% des personnes interrogées), viennent ensuite le travail (49%) et la mobilité (44%). Mais ce chiffre est également élevé pour le domaine de la formation, avec 37%. Au total, deux personnes sur trois en situation de handicap en Suisse se sentent limitées dans leurs possibilités d’éducation et de formation. Les personnes qui n’ont pas eu l’occasion de suivre une formation formelle et/ou continue en raison de leur handicap ressentent la plus forte limitation par rapport aux autres groupes de personnes. 30% des personnes interrogées estiment en outre que les conditions d’apprentissage ne sont pas adaptées à leur situation. 21% déplorent que l’accès aux centres de formation ne soit pas adapté aux personnes en situation de handicap. Plus d’informations En 1998, la «Conferenza della Svizzera italiana per la formazione continua degli adulti» CFC italo-suisse est fondée au Tessin. Cette année, elle fête ses 25 ans d’existence. Lors de l’événement anniversaire du 29 août, de longues réflexions sur l’avenir de la formation continue ont été menées. Les activités de la CFC vont de l’encouragement des adultes à l’apprentissage tout au long de la vie, en passant par le renouvellement des compétences de base, la promotion de la qualité des offres de formation, ou encore la représentation auprès des autorités de la Suisse italophone dans le domaine de la formation professionnelle continue. Les principaux domaines sont les suivants: politique de formation, innovation et développement, services. Les liens entre la CFC et le secrétariat de la FSEA au Tessin sont presque aussi anciens que la création de la CFC. En effet, la collaboration entre la CFC et la FSEA pour la gestion d’un secrétariat unique au Tessin remonte à l’année 2000, date de la signature d’une convention entre les deux organisations. Depuis lors, les secrétariats de la CFC et de la FSEA collaborent activement à l’élaboration et à la mise en œuvre de projets et d’initiatives communs, ainsi qu’à l’élaboration d’un système efficace et adapté aux évolutions de la formation continue. La FSEA se concentre principalement sur les activités transrégionales, tandis que la CFC se concentre sur les spécificités du Tessin. Plus d’informations

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