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Nouvelles de la FSEA

Dans son étude «FOCUS formation continue», la FSEA montre comment les prestataires de formation continue utilisent l’IA. Les résultats se basent sur l’enquête menée auprès des prestataires au printemps 2024, à laquelle 423 organisations des trois régions linguistiques de la Suisse ont participé. Les résultats montrent que 32% des prestataires de formation continue utilisent déjà l’IA, 13% prévoient de l’utiliser et environ un quart d’entre eux excluent toute utilisation dans un avenir proche. L’IA est le plus souvent utilisée dans des domaines tels que le marketing et la communication, ainsi que dans des contextes d’enseignement et d’apprentissage. Le recours à des outils de traitement du langage tels que ChatGPT, DeepL ou Gemini est particulièrement fréquent, ces outils étant le plus souvent utilisés pour la création de matériel d’apprentissage. Les résultats de l’enquête mettent en évidence que la majorité des prestataires sont positifs vis-à-vis de l’IA. Environ deux tiers d’entre eux estiment que l’IA aura un effet positif sur la qualité des offres de formation continue. Beaucoup espèrent notamment des bénéfices dans l’individualisation des environnements d’enseignement/d’apprentissage. En même temps, 60% des organisations perçoivent des risques éthiques importants, notamment en ce qui concerne la protection des données et le remplacement potentiel du personnel formateur par l’IA. Les compétences des formatrices et formateurs sont un facteur important pour une utilisation réussie de l’IA. Au printemps 2024, seules 39% des organisations ont indiqué que leurs collaboratrices et collaborateurs disposaient de compétences suffisantes. En même temps, le personnel fait preuve d’une grande ouverture: dans 80% des organisations, ces personnes seraient prêtes à intégrer l’IA dans leur travail. Pour faire face à l’évolution des exigences en matière de compétences, 44% des organisations ont déjà proposé des formations continues à leur personnel. Le contenu va de l’introduction de base à l’IA à des applications spécifiques dans des contextes d’enseignement et d’apprentissage. Sofie Gollob (2024): Utilisation de l’IA dans les organisations de formation continue suisses. FOCUS formation continue: Zurich: FSEA. https://alice.ch/fr/recherche/activites-de-recherche/focus-etude-sur-la-formation-continue/ Grâce au soutien de Movetia, la FSEA va pouvoir participer à quatre nouveaux projets dès 2025: Le projet BlockED vise à apprendre aux formatrices et formateurs à intégrer les microcertifications aux unités d’apprentissage en ligne de courte durée. Le projet cherche à promouvoir la qualité des unités d’apprentissage de courte durée avec microcertifications en guidant les formatrices et formateurs ainsi qu’en leur fournissant les outils technologiques et les concepts nécessaires. Le projet ETHLAE prévoit de répertorier et d’évaluer les changements qui vont potentiellement se produire dans la vie, le travail et l’apprentissage des adultes avec les «technologies émergentes», comme l’IA, l’internet des objets, la réalité augmentée, la réalité virtuelle ou encore la robotique, ainsi que de mettre ces connaissances à disposition de la formation des adultes et des acteurs engagés dans la promotion des compétences de base. ETHLAE va examiner les approches déjà déployées et les expériences déjà réalisées, puis contrôlera, ajustera et testera leur adéquation avec la formation continue et la promotion des compétences de base. Le projet DIGITALLI vise à aider les organisations de formation continue dans leur transformation numérique. Trois résultats sont attendus: la création d’une boîte à outils dédiée à la mise en œuvre des stratégies de transformation numérique au sein des établissements de formation continue, la mise au point d’un système expert numérique simulant un conseiller humain qui assistera les organismes de formation continue dans leur transformation numérique, et un programme de formation continue pour les formatrices et formateurs qui reposera sur le cadre européen des compétences numériques. Le projet PLASE a pour objectif d’analyser, encourager et promouvoir la mise en place et l’utilisation de ce que l’on appelle l’éducation ancrée dans le milieu local («Place Based Education» ou PBE en anglais) par les formatrices et formateurs ainsi que par les prestataires de formation, en particulier dans les zones où l’intérêt pour la formation des adultes et le niveau de participation à ces formations se situent en dessous de la moyenne nationale. En Hongrie, il manquait jusqu’à présent un large dialogue sur la professionnalisation et la qualité entre les acteurs impliqués dans le domaine de la formation continue. Il était pratiquement impossible pour les formatrices et formateurs en formation continue de trouver des structures d’échange, des possibilités d’information et des offres de soutien concrètes adaptées au contexte hongrois. C’est dans ce contexte que la FSEA a créé la plateforme d’information Profadul (profadul.com) en collaboration avec Progress Ltd., un partenaire de longue date basé à Budapest. La plateforme contient des contenus d’apprentissage, des informations ainsi que des annonces d’événements et encourage la collaboration entre les acteurs par le biais de divers canaux d’échange. En outre, un groupe de travail commun composé d’expertes et d’experts hongrois et suisses a été créé dans le cadre du projet et des conférences ont été organisées avec les principales parties prenantes. La FSEA a ajouté des thèmes en lien avec l’IA au module de formation continue qui mène au «Certificat de formation continue FSEA numérique». Le nouveau nom du module est le suivant: «Soutenir les processus d’apprentissage à l’aide de médias numériques et de l’intelligence artificielle (IA)». Outre l’intelligence artificielle, des aspects tels que l’apprentissage basé sur les données, la gamification, ou encore la réalité virtuelle et augmentée sont aussi abordés. Les aspects éthiques ont également été ajoutés. Les personnes diplômées sont donc en mesure de mettre en œuvre et de réfléchir efficacement aux processus d’apprentissage assistés par des technologies numériques et l’IA dans leur propre domaine d’expertise avec des adultes. https://alice.ch/fr/news/augmentation-de-la-formation-continue-par-lia-refonte-du-module-numerique/ En 2024, la FSEA a publié une étude sur le thème «Importance et mise en œuvre de la formation continue dans les PME». Cette étude se base sur une enquête quantitative menée auprès de 386 PME comptant entre 2 et 50 personnes employées, ainsi que sur 10 entretiens qualitatifs avec des responsables de PME. Pour la première fois depuis 2005, cette étude fournit des résultats empiriques représentatifs sur l’importance et la mise en œuvre de la formation continue dans les micro et petites entreprises suisses. Elle prend en compte la diversité du secteur de la formation continue et met en évidence les différences selon le secteur d’activité, la taille de l’entreprise et la structure des qualifications. L’étude montre, d’une part, l’importance que les PME accordent à la formation continue pour la réussite de l’entreprise. Selon les résultats, les PME reconnaissent la pertinence et l’utilité de la formation continue, notamment pour répondre aux besoins de compétences internes. En conséquence, la formation continue fait partie de la stratégie et du budget d’une grande partie des PME. De nombreuses entreprises apportent un soutien financier ou en temps à la formation continue de son personnel et évaluent les mesures correspondantes. La majorité des PME décrivent également leurs employées et employés comme motivés par la formation continue. D’autre part, l’étude révèle que dans de nombreuses PME, les employées et employés participent rarement à des formations continues. Le personnel peu qualifié, en particulier, est peu actif dans ce domaine. En outre, un tiers des PME ne sont pas en mesure de répondre aux besoins de formation continue de l’entreprise. Selon les responsables des PME, cela s’explique par un manque de ressources financières et de temps ou par un manque de formations continues appropriées. https://alice.ch/fr/recherche/activites-de-recherche/sondage-aupres-des-pme/

Actualités de la FSEA

Après la très forte baisse de l’offre et de la demande à la suite de la pandémie de coronavirus, le secteur de la formation continue connaît une phase de reprise économique depuis 2022. Telle est la tendance indiquée par l’Observatoire de la formation continue FSEA. Publiée chaque année, cette étude, qui s’appuie sur une enquête effectuée auprès des prestataires, observe les tendances dans la formation continue, notamment en ce qui concerne la situation économique, l’offre, la demande et l’effectif. L’édition actuelle de l’Observatoire de la formation continue, qui repose sur l’enquête de 2023, fait apparaître une évolution légèrement positive du secteur dans ces quatre domaines. Les prévisions pour 2024 indiquent aussi une direction légèrement positive: un peu plus de la moitié des prestataires interrogés anticipe une hausse de la demande et du volume d’offres pour 2024. On observe par ailleurs un léger ralentissement de la transformation numérique dans la pratique de la formation continue, après une forte progression dans le sillage de la pandémie. Le développement des offres fait partie des défis actuels cités par de nombreuses institutions de formation continue. Outre la création de nouvelles offres, tâche qui nécessite beaucoup de ressources, et l’amélioration continue des offres existantes, les prestataires considèrent l’individualisation et la flexibilisation des offres comme des tâches exigeantes. Certains prestataires mentionnent d’autres défis, notamment le recrutement d’un personnel qualifié et la fidélisation des collaboratrices et collaborateurs. Vanessa Cacho et Sofie Gollob (2024): Observatoire de la formation continue FSEA 2024. La reprise dans le secteur de la formation continue se poursuit. Zurich: FSEA. En Suisse, environ une personne sur dix a des difficultés à comprendre ou rédiger des textes simples, résoudre des exercices de mathématiques élémentaires ou utiliser au quotidien des outils des technologies de l’information et de la communication. Seule une petite partie de ces personnes participe à des mesures de formation pour améliorer ses compétences de base. Pour les prestataires de formation continue, atteindre ce groupe cible constitue un défi de taille. La question se pose donc de savoir quels sont les besoins d’apprentissage des personnes qui ne participent à aucune formation continue et à quelles conditions elles seraient susceptibles de s’engager dans un processus d’apprentissage, afin d’améliorer leurs compétences de base. Jusqu’à présent, on sait peu de choses sur les raisons possibles de leur non-participation. Pour mieux comprendre cette problématique, un point de départ possible serait d’étudier la relation entre le milieu de vie, le besoin d’apprentissage perçu et les désirs d’apprentissage qui en découlent. Le milieu de vie influence non seulement l’attitude vis-à-vis de l’apprentissage, mais aussi l’utilité supposée d’une participation. Avec le projet «Milieux de vie», la FSEA souhaite apporter un éclairage sur les conditions de vie des non-participantes et non-participants dans le domaine des compétences de base. L’équipe de projet a effectué des entretiens directifs dans toutes les régions linguistiques de Suisse et les a évalués au moyen de méthodes qualitatives de sciences sociales. Les informations acquises dans le cadre du projet de recherche permettent de mieux comprendre les raisons subjectives de la non-participation. Un rapport de recherche correspondant sera publié début 2025. Pour s’assurer que les informations obtenues pourront être utilisées pour développer les offres selon les besoins, la FSEA élaborera par la suite un outil axé sur la pratique, en collaboration avec des prestataires intéressés. Dans le domaine de la promotion de l’intégration en Suisse, il manque actuellement plus de 100 responsables de cours dans les secteurs de l’apprentissage linguistique et de l’alphabétisation. En raison de cette pénurie de main-d’œuvre, de nombreuses formations ne peuvent avoir lieu. Les prestataires et les cantons ont parfois de longues listes d’attente. Bon nombre de migrantes et migrants qui souhaiteraient suivre des cours de langue sont dans l’impossibilité de le faire. Pour attirer des responsables de cours potentiels et informer les personnes intéressées, qu’elles soient débutantes ou issues d’un autre domaine professionnel, des possibilités de formation initiale et continue qui existent, un groupe de projet composé de membres de la FSEA, de prestataires de formation continue et de hautes écoles a créé le site internet deutschunterrichten.ch. Des postes vacants y sont mis en ligne, avec une description de l’activité du responsable de cours dans le secteur de l’intégration. Ce projet est soutenu par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et par certains cantons. Le portail s’adresse aux personnes qui changent d’orientation professionnelle et qui ont déjà une expérience dans l’enseignement, mais qui n’ont encore jamais enseigné les langues à un public adulte. Il peut s’agir, par exemple, d’enseignantes et enseignants du primaire ou de responsables de cours titulaires d’un certificat FSEA ou d’un brevet fédéral. Le site internet met en avant les différentes possibilités de formation et s’adresse également aux personnes débutantes sans expérience dans l’enseignement. Des formations complémentaires au niveau des hautes écoles sont également présentées. deutschunterrichten.de Afin de déterminer où se situe la Suisse en matière d’éducation au climat pour les adultes, la FSEA a effectué un travail de recherche et a publié les résultats sous la forme d’un rapport. Marianne Müller (FSEA) et Simon Zysset (WWF Suisse et formatia.ch) analysent les offres proposées, les conditions-cadres et les structures d’encouragement en Suisse. L’autrice et l’auteur montrent que l’importance de l’éducation pour promouvoir la protection du climat, l’adaptation au changement climatique et le développement durable est certes reconnue dans les principaux programmes et stratégies développés par l’État dans le domaine de l’éducation, mais que l’offre n’est pas encore à la hauteur de l’importance accordée à cette thématique. Selon le rapport, l’offre relativement restreinte dans la formation continue générale ainsi que les possibilités de subvention font apparaître un écart entre le besoin subjectif au sens de la demande et le besoin objectif pour atteindre les buts définis dans les décisions, stratégies et plans d’action nationaux et internationaux relatifs à la protection du climat et au développement durable. Dans sa conclusion, le rapport définit les champs d’action et les propositions au niveau de la Confédération et des cantons, des associations professionnelles, des réseaux et des institutions de formation continue. Parmi les recommandations figurent des adaptations au niveau législatif, la collaboration entre les actrices et acteurs pertinents, ainsi que l’élargissement des qualifications des responsables d’offres et des responsables de cours aux thèmes en lien avec le développement durable. Le secteur de la formation continue doit ainsi être sensibilisé à la situation de l’éducation au climat pour les adultes en Suisse. Les actrices et acteurs concernés doivent en outre être encouragés à prendre des mesures concrètes pour améliorer la situation. Marianne Müller et Simon Zysset (2024): Éducation au climat pour les adultes en Suisse. Zurich: FSEA. Élaboré par la FSEA en collaboration avec différents partenaires, le modèle GO, qui vise à promouvoir les compétences de base sur le lieu de travail, a fait ses preuves en Suisse. En mai 2024, la FSEA a été invitée à proposer au Kirghizistan une formation continue à des spécialistes souhaitant découvrir le modèle GO. L’invitation pour le transfert de savoir-faire s’inscrivait dans le cadre du projet «CHeber Skills Development», une initiative échelonnée sur 12 ans lancée par l’Ambassade de Suisse au Kirghizistan. Elle a pour but de promouvoir le développement d’un marché de la formation non formelle, en collaboration avec des associations d’entreprises et des prestataires de formation publics. Dans ce contexte, le modèle GO de la FSEA devait mettre à la disposition d’entreprises du Kirghizistan le savoir-faire nécessaire pour concevoir des offres de formation spécifiques sur le lieu de travail. Cäcilia Märki, directrice du domaine Compétences de base à la FSEA, a présenté le modèle GO à Bishkek dans le cadre d’une formation de cinq jours. Les 16 personnes qui y ont participé étaient employées auprès de fédérations d’entreprises ou de prestataires de formation. Une fois le modèle GO présenté et les bases acquises, la formation s’est poursuivie avec la visite d’une entreprise textile. Les participantes et participants ont ainsi eu l’opportunité de tester les premières étapes du modèle GO dans des conditions réelles. Ils ont par exemple pu effectuer une analyse des exigences et créer des profils d’exigences qui ont permis de saisir les besoins d’apprentissage du personnel. La formation de cinq jours s’est terminée par la création de concepts de formation selon les profils d’exigences élaborés auparavant. Les participantes et participants kirghizes ainsi que la FSEA dressent un bilan positif de cette expérience. Selon eux, les outils et processus du modèle GO sont adaptés pour concevoir et mettre en œuvre des formations continues orientées sur le poste de travail au Kirghizistan. Pour la FSEA, la mise à l’essai du modèle GO dans un pays dont le système de formation et le marché du travail ont peu de points communs avec ceux de la Suisse a été une opportunité précieuse de tester la flexibilité et la transférabilité du modèle. Cette année, le think tank TRANSIT s’est penché sur le thème des «Future Skills», ou compétences du futur. Les «Future Skills» désignent les compétences, attitudes, valeurs et connaissances qui seront décisives pour bâtir l’avenir avec succès dans une société et un monde du travail qui évoluent rapidement. Les débats sur les «Future Skills» tentent d’anticiper les futures exigences pour pouvoir réagir le plus tôt possible aux nouvelles conditions et répondre aux nouveaux besoins. TRANSIT souhaite inscrire ce débat dans le contexte de la formation continue. Le cadre des «Future Skills» et leur grille de compétences ne sont pas figés et n’ont pas une portée universelle: ils varient selon le contexte et doivent être adaptés aux représentations de l’avenir qui changent constamment. La diversité des représentations de l’avenir et le caractère éphémère des modèles de compétences soulèvent des questions centrales pour les actrices et acteurs de la formation continue. TRANSIT traite ces questions dans un rapport de tendance qui paraîtra début 2025. Il aborde l’idée sous-jacente aux «Future Skills», présente quelques cadres d’application, met en lumière les représentations de l’avenir inhérentes à ces derniers et les positionne dans le débat sociologique. Les réflexions que présente l’étude doivent mettre en lumière la valeur ajoutée des évolutions futures pour la formation continue et permettre une classification critique des «Future Skills». Le rapport de tendance présente en outre des perspectives qui doivent aider les actrices et acteurs de la formation continue à trouver leurs repères dans le contexte des compétences de demain. Afin de tirer profit des connaissances collectives et des expériences diverses des actrices et acteurs de la formation continue, et d’adapter les perspectives aux besoins de la pratiques, ces connaissances et expériences seront traitées lors d’une manifestation dans le cadre d’une approche collaborative. Helen Buchs: rapport de tendance TRANSIT: Future Skills (à paraître début 2025).

Nouvelles de la FSEA

En février 2023, la FSEA a publié un rapport de fond sur l’utilisation de microcertifications dans le contexte international et en Suisse. Les microcertifications sont une forme de justificatif de qualification pour de petites unités d’apprentissage. Parmi les espoirs associés aux microcertifications compte la perspective d’atteindre plus facilement des groupes cibles peu familiarisés avec la formation grâce à de petites unités d’enseignement et de pouvoir ainsi les motiver dans leur apprentissage. Le rapport de la FSEA montre qu’en Suisse, ce sont avant tout les hautes écoles qui s’attachent à développer des microcertifications. Dans le domaine de la formation continue, on s’intéresse certes aux microcertifications, mais elles ne sont jusqu’à présent proposées que de manière isolée. Une raison de l’attitude réservée face aux microcertifications réside dans la grande hétérogénéité des notions, des concepts et des attentes. L’UE a proposé une définition des microcertifications et formulé des recommandations pour une mise en œuvre homogène; mais en Suisse, il n’y a pas encore de compréhension commune des microcertifications. Par ailleurs, il n’y a pas – comme dans certains pays européens – d’initiatives de niveau supérieur pour un développement coordonné des microcertifications. Dans ce contexte, il est difficile pour les prestataires de formation continue d’évaluer si cela vaudrait la peine de développer des microcertifications, et quels investissements et défis seraient à prévoir. À la suite du premier projet pratique, la FSEA prévoit un projet consécutif pour analyser de façon approfondie les possibilités d’une mise en œuvre des microcertifications dans la formation continue en Suisse. Ce qui comprend notamment des analyses de besoins auprès des individus, des prestataires de formation continue ainsi que des acteurs et actrices du marché du travail. Hedinger, Franziska (2023): Microcertifications: développements récents en Suisse et à l’échelle internationale. Zurich: FSEA. Pour en savoir plus Le troisième rapport de tendance du think tank TRANSIT est consacré au thème de la flexibilisation. Il décrit tout d’abord, en s’appuyant sur des travaux théoriques et empiriques de diverses disciplines telles que la sociologie ou la psychologie, les tendances à la flexibilisation dans la société et le monde du travail. Il se penche ici sur les trois domaines «projets de vie», «monde du travail» et «sources de savoir». Un élément déterminant dans les trois domaines est une évolution vers des valeurs postmatérialistes telles que l’individualisation ou le sens qui, outre les nouvelles possibilités technologiques, sont associées à la flexibilisation. Dans une deuxième partie, les autrices déduisent de ces tendances des perspectives pour l’avenir de l’apprentissage des adultes et de la formation continue, et posent aux acteurs et actrices de la formation continue des questions sur la manière d’aborder ces perspectives. Car il semble d’ores et déjà évident que si toutes les perspectives offrent des opportunités, elles s’accompagnent également de nombreux défis. À travers l’ensemble des thèmes «parcours de vie», «monde du travail» et «sources de connaissances», on voit se dessiner les perspectives suivantes: augmentation de la variété et de la diversité, besoin croissant de sens et de participation, ainsi que complexité de plus en plus élevée. Buchs, Helen; Sgier, Irena; Müller, Sabin (2023): Troisième rapport de tendance du think tank TRANSIT: toujours plus flexible – toujours mieux? Zurich, FSEA. Disponible sur www.thinktank-transit.ch/f Dans le cadre de l’ axe prioritaire d’encouragement «Simplement mieux! … au travail» , la Confédération accorde depuis 2018 un soutien financier aux entreprises pour la promotion des compétences de base de leur personnel avec des cours sur mesure. Parmi les compétences de base comptent la lecture, l’écriture, l’informatique, le calcul et la langue. L’objectif consiste à apporter aux travailleurs et aux travailleuses un soutien ciblé sur le lieu de travail et à assurer le transfert des connaissances acquises. L’engagement des prestataires de formation est essentiel pour la réussite de l’axe prioritaire d’encouragement. Ils renseignent et conseillent les entreprises dans le cadre de leurs activités de prospection. Puis ils développent des cours en fonction des besoins des entreprises et du personnel, et les réalisent sur place. Le modèle GO développé par la FSEA constitue le cadre conceptuel pour l’axe d’encouragement prioritaire «Simplement mieux! … au travail». En coopération avec des spécialistes de la pratique, la FSEA a nouvellement conçu la formation continue GO et l’a mise en œuvre pour la première fois en tant que projet pilote dans la première moitié de l’année 2023. Elle se compose de quatre modules, qui peuvent également être accomplis isolément. L’objectif consiste à aider les prestataires de formation continue à réaliser des offres professionnelles de formation en compétences de base pour les entreprises. Pour en savoir plus: https://alice.ch/fr/themes/competences-de-base/promotion-des-competences-de-base-sur-le-lieu-de-travail/ https://alice.ch/fr/themes/competences-de-base/go-promotion-des-competences-en-situation-de-travail/le-modele-go/ La Conférence suisse des directrices et directeurs des institutions d’action sociale (CSIAS) et la FSEA ont lancé conjointement en 2018 une offensive de formation continue. L’offensive visait à donner à toutes les personnes bénéficiaires de l’aide sociale la possibilité de continuer à se former. Avec la première phase de l’offensive de formation continue, neuf institutions d’aide sociale en Suisse alémanique et dans le canton du Tessin ont pu améliorer leur structure d’encouragement dans le domaine de la formation depuis 2019, cela grâce au soutien de plusieurs fondations. À la suite de l’offensive de formation continue, les institutions d’aide sociale sont aujourd’hui plus conscientes du potentiel de la formation continue comme moyen et comme base pour une intégration durable au marché du travail. De plus, la coopération entre l’instruction publique et l’aide sociale est devenue plus étroite dans plusieurs cantons. Les résultats positifs des trois premières années de l’offensive sont consignés dans le rapport d’évaluation . Dans le contexte de la pénurie croissante de main-d’œuvre et de personnel qualifié, ainsi que de l’essor de la numérisation qui pose aux travailleurs et travailleuses des exigences sans cesse plus élevées, la CSIAS et la FSEA ont décidé de poursuivre et d’étendre l’offensive de formation continue (2018-2022). L’objectif consiste à mettre en place des structures d’encouragement stables dans un nombre pouvant atteindre 40 institutions d’aide sociale, afin d’établir l’offensive pour toute la Suisse dans les années à venir (2023-2026). Cette offensive est soutenue par une large alliance de représentant·e·s de l’économie et de la formation, dont notamment l’Union patronale suisse (UPS), l’Union syndicale suisse (USS) et la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP). Pour en savoir plus En coopération avec la FSEA et la Fédération suisse Lire et Écrire, le canton d’Argovie a lancé un projet de bons de formation. Afin de motiver les adultes qui en ont besoin à suivre un cours de compétences de base, on accorde depuis début janvier 2023 des bons de formation d’un montant de 500 francs. Grâce à ces bons, l’accès du groupe cible aux cours de compétences de base doit devenir plus aisé et moins coûteux. Les prestataires de cours, les spécialistes ou autres interlocuteurs et interlocutrices peuvent remettre aux personnes concernées ces bons, qu’il est aussi possible d’obtenir directement sur le site de la campagne «Simplement mieux!» Les cours permettent d’acquérir des connaissances de base en lecture, en écriture, en mathématiques élémentaires et en utilisation des technologies d’information et de communication. Avec le bon de formation spécialement destiné aux personnes ayant des besoins dans le domaine des compétences de base, le canton d’Argovie suit l’exemple des cantons de Lucerne et de Fribourg. Pour en savoir plus

Nouvelles de la FSEA

Selon les prestataires, le secteur de la formation continue doit faire face à une pénurie de main-d’œuvre spécialisée, à une concurrence accrue et à de nouvelles habitudes en matière d’inscription des participant·e·s aux formations. Selon les résultats de l’Observatoire de la formation continue de la FSEA, les organisations de formation continue s’attendent malgré tout à une évolution légèrement favorable. L’Observatoire de la formation continue de la FSEA est publié une fois par an et observe l’évolution du secteur de la formation continue, notamment en ce qui concerne la situation économique, l’offre, la demande et les effectifs. Les résultats de l’enquête laissent apparaître une évolution légèrement favorable du secteur en 2022 et des attentes également positives pour 2023, même si les prestataires de formation continue sont à nouveau confrontés à de grands défis. Selon les prestataires interrogés, le principal défi à l’heure actuelle réside dans la concurrence accrue, soutenue notamment par les offres en ligne internationales. Le recrutement de participant·e·s est un défi récurrent pour les institutions de formation continue. Cela se reflète aussi dans la réalisation et/ou la non-réalisation des offres de formation: en moyenne, une offre sur cinq qui était planifiée n’a pas pu être proposée. Plus d’informations La FSEA estime qu'il est nécessaire de renforcer le rôle de la formation continue dans le domaine de la durabilité. Pour contribuer au développement durable, les adultes doivent posséder des compétences dans les domaines de la durabilité écologique, économique et sociale. C'est pourquoi la FSEA a fait de la durabilité une priorité et met en œuvre différents projets dans ce domaine. Deux projets nationaux de développement durable ont été lancés cet été, notamment le «Climate Check», auquel la FSEA recourt pour aider les institutions de formation continue à analyser et à améliorer leur bilan climatique. Cet outil de pilotage leur permet de devenir des organisations durables. Par ailleurs, le projet sur l'éducation au climat vise à fournir une vue d'ensemble systématique des offres locales en matière de compétences climatiques dans le secteur de la formation continue, ce qui n'existait pas jusqu'à présent. Le projet envisagé analyse la situation actuelle de l'éducation au climat dans le secteur de la formation continue et consigne les résultats dans un rapport. En outre, la FSEA participe également à différents projets de coopération internationale sur le thème de la durabilité et travaille avec des pays partenaires à la promotion de formations continues dans ce domaine. Un exemple est le projet TALE, qui vise à sensibiliser la société au changement climatique au moyen d'approches d'apprentissage transformatrices et de méthodes d'apprentissage innovantes. À l'avenir, la FSEA s'intéressera davantage à la question de la durabilité et représentera les intérêts du secteur de la formation continue aux niveaux national et international. Plus d’informations Depuis le 4 septembre 2020, les adultes en âge de travailler résidant dans le canton de Lucerne peuvent prétendre à un chèque formation d’une valeur de 500 francs. Ce chèque formation peut être utilisé pour participer à un cours de compétences de base dans les domaines de la lecture et de l’écriture, de la conversation, des mathématiques élémentaires ou des TIC (technologies de l’information et des communications). Le rapport d’évaluation 2022 publié le 24 août dernier a été élaboré par la FSEA en collaboration avec le service Formation professionnelle et continue du canton de Lucerne. Les résultats montrent qu’en 2022, 817 personnes ont utilisé un total de 1 046 chèques formation. Cela représente une hausse d’environ 50% par rapport à l’année précédente. Ce résultat montre que les chèques formation destinés à la promotion des compétences de base chez les adultes sont très demandés. En 2022, 11 prestataires de formation continue ont participé au système de chèque formation dans le canton de Lucerne. Au total, ils ont proposé 56 offres à 431 reprises sur «Simplement mieux!», le site Internet de la campagne nationale de promotion des compétences de base. La plupart des formations effectuées concernaient les TIC, ensuite la conversation, la lecture et l’écriture, puis les mathématiques. La majorité des participant·e·s étaient âgés de 25 à 54 ans. Au moment de la réception du chèque formation, 42% des participant·e·s n’avaient aucun diplôme du degré secondaire II (apprentissage ou école secondaire). Gollob, Sofie/Buser, Patricia (2023): Einsatz von Bildungsgutscheinen zur Förderung von Grundkompetenzen im Kanton Luzern. Evaluationsbericht 2022, Zürich: SVEB. Plus d’informations Atteindre ses groupes cibles est un défi permanent pour les prestataires de formation continue. Le recrutement de particpant·e·s est particulièrement difficile dans le domaine des compétences de base, où les groupes cibles sont souvent approchés par différentes structures de soutien. Une approche théorique de l'apprentissage part par exemple du principe que l'apprentissage n'intervient normalement que lorsque les routines habituelles ne fonctionnent plus. Cependant, si les personnes ayant peu de compétences de base estiment elles-mêmes que leur maîtrise de la langue écrite (ou d'une autre compétence de base) est suffisante et qu'elle répond à leurs exigences de vie, professionnelles et quotidiennes, atteindre le groupe cible devient encore plus difficile. Il convient donc de se demander quelles conditions devraient être remplies pour que les personnes qui ne suivent pas de formation continue s'engagent dans un processus d'apprentissage visant à améliorer leurs compétences de base. Pour approfondir la compréhension de cette question, il faut en savoir plus sur leurs milieux de vie, leur accès à la lecture et à l'écriture ainsi que leur attitude face à l'apprentissage. Le projet «Milieux de vie» a pour objectif d’améliorer les connaissances sur les milieux de vie des non-participant·e·s. Dans le cadre de ce projet, on entend par «non-participant·e·s» les personnes appartenant au groupe cible des offres dans le domaine des compétences de base, mais qui ne les utilisent pas. Pour ce faire, l’équipe chargée du projet à la FSEA mènera des entretiens guidés dans les différentes régions linguistiques de Suisse à partir de l’automne 2023. Ce projet de développement, financé par le SEFRI, se poursuivra jusqu'à l'été 2024. Plus d’informations Les chèques formation soutiennent financièrement les personnes qui suivent une formation continue. Ils peuvent être utilisés avec souplesse en fonction des objectifs et des besoins. Il s'agit d'un instrument de financement axé sur la demande. En d'autres termes, les personnes participantes décident elles-mêmes, dans le cadre de l'offre définie, des formations qu'elles souhaitent suivre. Pour réussir à mettre en place un projet de chèque formation, il faut un ensemble de mesures soigneusement coordonnées. Celles-ci doivent répondre d’une part aux objectifs et aux directives des mandataires/bailleurs de fonds, d’autre part aux besoins du groupe cible. C'est pourquoi la FSEA a élaboré du matériel pour aider les acteurs, tels que les cantons ou les fondations, dans la planification et la mise en œuvre réussie des projets de chèques formation. Les documents suivants sont à la disposition de toutes les parties intéressées: Le bilan rapide donne un aperçu des principales mesures nécessaires à la mise en place réussie d'un projet. Il aide à déterminer si les chèques formation constituent l'instrument de financement approprié. Le guide sert d’aide à l’orientation lors de la planification, de la mise en œuvre et du développement des projets de chèques formation. Il présente six éléments constitutifs et met en évidence les facteurs de réussite et les obstacles. Le rapport de base résume l'état actuel des connaissances issues de la pratique et de la recherche sur les chèques formation. Il présente des projets bien établis. Plus d’informations et de documents à télécharger

Actualités FSEA

Cinquante-trois ans après son implantation à l’Oerlikonerstrasse 38, la Fédération suisse pour la formation continue a déménagé dans le centre de Zurich, à la Hardstrasse 235. En date du 22 septembre 2022, le Secrétariat national de la FSEA a emménagé dans ses nouveaux locaux situés à Zurich-Ouest. Lors de sa fondation à Zurich en 1951, la FSEA comptait trois collaborateurs·trices exerçant à titre accessoire. Depuis, elle n’a cessé de se développer. Avec l’accroissement des tâches, l’équipe du Secrétariat national de la FSEA s’est constamment élargie. Actuellement, 21 des 28 collaborateurs·trices travaillent au Secrétariat de Zurich. L’ancien site d’Oerlikon a accompagné l’évolution de la FSEA au fil de son histoire. Pour la FSEA, ce déménagement signifie donc plus qu’un simple changement d’adresse. Le nouveau site reflète le chemin parcouru par la FSEA depuis sa création: au fil des années, celle-ci a constamment élargi son réseau; en tant qu’association spécialisée, elle a aussi développé et professionnalisé ses services et son action en faveur de la représentation des intérêts et de la politique de formation. Par rapport à l’ancien site qui se trouvait dans un quartier résidentiel tranquille, le nouveau site de Zurich-Ouest, au cœur d’un quartier dynamique et central, correspond mieux à l’image que la FSEA entend véhiculer. Adresse de la FSEA à partir de fin septembre 2022: Fédération suisse pour la formation continue (FSEA) Hardstrasse 235 8005 Zurich Les numéros de téléphone et les adresses de contact via info@alice.ch ainsi que nos canaux en ligne www.alice.ch et LinkedIn, restent inchangés. En raison de l’évolution politique au niveau européen, la FSEA mène actuellement un projet de recherche ayant pour thème les micro-justificatifs («micro-credentials»). Ceux-ci sont une nouvelle forme (numérique) de justificatif de qualification pour de petites unités d’apprentissage. Les expert·e·s pensent que les adultes ont besoin, en parallèle des formations initiales et continues conventionnelles, de formations continues «just-in-time» d’orientation pratique. En raison de leur structure par petites unités, les micro-justificatifs sont considérés comme une possibilité d’accroître l’efficacité de la formation générale et professionnelle, ainsi que de promouvoir des innovations dans le domaine de l’apprentissage tout au long de la vie. Nos recherches montrent de grandes disparités en ce qui concerne l’étendue du contenu que doit avoir une unité d’apprentissage sanctionnée par un micro-justificatif. De même, les avis sont très partagés à propos des informations qui doivent figurer dans le «digital badge», c’est-à-dire le justificatif de qualification. Malgré ces approches différentes, les micro-justificatifs ont une importance croissante au niveau international. Ainsi, cet été, le Conseil de l’UE a accepté la recommandation relative à un concept européen de micro-justificatifs. Nos recherches montrent également que, dans la pratique, l’intérêt pour les micro-justificatifs n’en est qu’à ses débuts et qu’ils ne sont, jusqu’à présent, que très peu utilisés dans les institutions suisses de formation. Tant sur le plan national qu’au niveau international, il semble que ce soient surtout les hautes écoles qui se penchent de manière intensive sur ce thème et qui souhaitent intégrer les micro-justificatifs dans leurs offres de formation. Le rapport sur les micro-justificatifs a été publié en automne 2022. La FSEA envisage une expérimentation dans le secteur de la formation continue en 2023 (fh). Lien vers la publication: https://alice.ch/fr/fsea/les-projets/micro-credentials/ Après deux années marquées par la pandémie, les prestataires suisses de formation continue qualifient de légèrement positive l’évolution de leur secteur d’activité, comme le montrent les résultats de l’Observatoire de la formation continue FSEA 2022. Ce dernier saisit les évolutions et tendances actuelles du secteur de la formation continue. Entre avril et mai 2022, 210 prestataires de formation continue ont participé à l’enquête en ligne de la FSEA. La moitié des prestataires interrogés évaluent de manière positive l’évolution de leur situation économique en 2022. Toutefois, bon nombre d’entre eux sont confrontés à une incertitude économique. Les prestataires interrogés expriment aussi des incertitudes quant au recrutement de participant·e·s à leurs formations. En conséquence, certains prestataires considèrent la réticence de la clientèle comme un défi majeur. Toutefois, environ 60 % des prestataires interrogés s’attendent à une évolution favorable de la demande. La pandémie de coronavirus a accéléré la transformation numérique dans le secteur de la formation continue. La place du numérique dans les différents formats d’offre reste donc un sujet de discussion. Actuellement, de nombreux prestataires recherchent la combinaison idéale entre des formats en ligne et en présentiel. De plus, la transformation numérique se manifeste aussi au niveau organisationnel. Avec l’Observatoire de la formation continue, la FSEA met en place une observation systématique du secteur de la formation continue. Après une première édition en 2021, l’Observatoire a été perfectionné. Le processus d’observation sera également optimisé et perfectionné après la version 2022 de l’Observatoire de la formation continue. Poopalapillai, Saambavi; Sgier, Irena (2022): Observatoire de la formation continue FSEA 2022: Des attentes positives malgré une conjoncture économique incertaine. Zurich: FSEA. Lien vers la publication: https://alice.ch/fr/themes/recherche/observatoire-de-la-fc Cette année, l’enquête effectuée auprès des prestataires avait pour thème principal les changements au niveau organisationnel. Les prestataires ont été interrogés sur les changements concernant les structures et les processus organisationnels, l’orientation stratégique et la planification des offres et des programmes. Les résultats de l’étude montrent qu’actuellement de nombreux prestataires procèdent à des changements sur le plan organisationnel. Ainsi, 90 % d’entre eux adaptent leurs structures et leurs processus. L’ampleur de ces adaptations varie toutefois selon les prestataires. Alors que la moitié effectue des optimisations ciblées, un prestataire sur dix qualifie de transformation radicale les changements actuellement opérés. La nécessité de procéder à des changements sur le plan organisationnel s’est considérablement accentuée en raison de la pandémie de coronavirus. La pression du changement est aussi liée à des facteurs externes: la transformation numérique reste un sujet de préoccupation pour les prestataires, mais d’autres thèmes, comme l’évolution de la demande et des besoins des clients, poussent les prestataires à effectuer des changements d’ordre organisationnel. Ils souhaitent rendre leur organisation plus agile et leurs processus internes plus flexibles. Pour bon nombre d’entre eux, l’acquisition de client·e·s, la hausse du chiffre d’affaires et la croissance sont des thèmes prioritaires. Après des pertes de clients parfois massives chez certains prestataires, il s’agit maintenant de reconquérir la clientèle. Les résultats de l’enquête auprès des prestataires ont été publiés en novembre 2022 dans FOCUS Formation continue. Quelque 210 prestataires ont participé à l’enquête en ligne qui a eu lieu entre avril et mai 2022. Les résultats ont été approfondis avec les prestataires dans le cadre de trois groupes de discussion. Gollob, Sofie; Sgier, Irena (2022): FOCUS Formation continue 2022: Changements au niveau organisationnel. Zurich: FSEA. Lien vers la publication: https://alice.ch/fr/themes/recherche/etude-sur-la-formation-continue/

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